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Maroc 2006: Le vrai budget

Par L'Economiste | Edition N°:1574 Le 04/08/2003 | Partager

. 74,2 millions de DH: C'était un peu court. Des polémiques dures avec des chiffres fantaisistes Ne pas avoir remporté l'organisation de la Coupe du Monde 2006 avait partagé le Maroc en deux: ceux, très minoritaires, qui ont été déçus et qui ont voulu recommencer pour la Coupe 2010, et ceux, très majoritaires, qui sont allés répétant: «On vous l'avait bien dit, nous ne sommes pas capables«. Une polémique a commencé: le coût. Puis, le Souverain a décidé que le pays se relancerait dans la course pour 2010. Saâd Kettani a été désigné comme responsable de l'association Maroc 2010. Ce que l'on cherche chez lui, ce sont ses compétences managériales et sa manière de nouer des contacts fluides avec tout le monde dans n'importe quelle circonstance.Le schéma reste donc le même que pour la compétition précédente: la Fédération de foot ne travaille pas directement, c'est une association qui le fait en son nom et c'est cette dernière qui dispose et gère le budget.Maroc 2010 n'a pas encore monté son budget. Une des premières leçons de Maroc 2006 est que les sommes mises en jeu ont été trop faibles. Ce qui attise une nouvelle polémique, d'autant plus facile à conduire que l'association avait été confiée au très remuant Driss Benhima, qui n'a pas sa langue dans sa poche et se fait ainsi bon nombre d'ennemis. Facile aussi de conduire une polémique et mélanger les dirhams et centimes, puisque l'association refuse toujours de publier ses chiffres.Le rapport d'audit, conduit par Arthur Andersen et daté du 11 septembre 2000, ne présente pourtant pas matière à rester dans le silence: «A notre avis, l'état ci-joint donne une image fidèle des recettes perçues et des dépenses engagées,« indique le rapport. Une autre investigation, à la même date et sous la responsabilité du même auditeur, conclut, elle, que les sommes engagées l'ont été conformément aux buts de l'association. Il n'a pas été possible d'obtenir une explication convaincante du refus de publication de ces comptes. Certains de nos interlocuteurs ont même trouvé «tout à fait anormal« que L'Economiste ait eu accès à ces documents: curieux renversement de logique!En dehors de polémiques lancées de manière intéressée, il y a une raison pour expliquer les confusions: le fait que les frais de réhabilitation du stade Mohammed V à Casablanca aient transité par les comptes de l'association. Normalement, cette somme de 40 millions de DH aurait dû être engagée soit par le ministère de la Jeunesse et du Sport, la région ou la Communauté urbaine de Casablanca. Peut-être à un haut niveau a-t-on redouté que la réhabilitation n'aboutisse pas, si l'enveloppe en avait été laissée à la gestion administrative, alors qu'il était impératif de montrer un stade réhabilité à la Commission de la FIFA? Pas de réponse non plus dans ce domaine. Toujours est-t-il que sur le montant global mis à la disposition de l'association, 114,2 millions de DH, 35%, soit 40 millions de DH, n'étaient pas pour elle mais pour le stade. Ce qui laisse 74,2 millions de DH pour la promotion de la candidature, ce qui est un peu juste. Par comparaison, des agences internationales spécialisées proposent la gestion de candidature, hors-frais à l'intérieur du pays candidat, à partir de 15 millions… de dollars.N. S.

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