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Marchés monétaire et obligataire
Les régulateurs conditionnent les transactions

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

. Les prévisions de la BMCI d’ici fin juin 2007. Monétaire: La banque centrale joue sur les volumes . Obligataire: Décalage entre l’offre et la demande LA période de rétention des liquidités a fortement marqué le comportement du marché monétaire après une longue morosité (cf. notre édition du 12 septembre, www.leconomiste.com). Cette tendance a fortement affecté la demande sur le marché obligataire qui s’est orientée vers le papier long pour mieux sécuriser les placements. Toutefois, le Trésor continue de bouder les offres des investisseurs profitant de sa situation budgétaire confortable. Les donnes ne devront par trop changer pour le reste de cette année et le premier semestre 2007. En effet, les pressions inflationnistes qui traquent la banque centrale depuis le début de l’année l’ont obligée à entreprendre une politique monétaire vigilante. Elle a préféré concentrer son intervention sur les reprises de liquidités à sept jour au taux de 2,5% pour maintenir les taux interbancaires à la hausse. Son seul objectif étant de pomper les surliquidités persistantes chez les institutions de la place.«La banque centrale continue ainsi à opter pour une gestion par les volumes, et non pour un ciblage de taux… Il est à noter que la facilité déconcertante de manipulation de taux montre la limite de ce système de gestion», explique le rapport de la BMCI.Les prévisions formulées pour le reste de cette année et le premier semestre 2007 appuient ce raisonnement. Le taux interbancaire au jour le jour (jj) devrait se situer entre 2,75 et 3% d’ici fin juin 2007, selon les analystes de la BMCI. Le marché devrait, toutefois, être à l’abri d’un nouveau resserrement des liquidités grâce notamment aux injections estivales de liquidités réalisées par les MRE et les touristes. Le niveau de surliquidité se situerait dans une fourchette de 6 à 9 milliards de DH à compter de ce mois. Par ailleurs, les facteurs déterminant le comportement du marché obligataire ne devraient pas changer d’ici peu. Les investisseurs devraient, en effet, concentrer leur demande sur le papier long en raison de la baisse des rendements et la pénurie de l’offre. Les besoins de financement du Trésor seraient toujours aussi limités. Ce décalage entre l’offre et la demande entraînerait une stagnation, voire une baisse des taux qui se poursuivrait jusqu’à fin 2007. Dans ce contexte, les OPCVM obligataires auraient du mal à offrir des rendements plus attractifs que les dépôts à terme auprès des banques. La faible rémunération du papier long serait aussi confortée par la volatilité potentielle des taux monétaires. Le Trésor semble être indifférent au comportement du marché. Il bénéficie d’une situation financière confortable grâce au bon comportement des recettes fiscales qui ont largement couvert le léger retard des privatisations. En dépit de la hausse du poste compensation, les dépenses se stabilisent progressivement grâce au recul des charges du personnel (suite à l’opération DVD) et la bonne gestion de la dette. «Les performances budgétaires sont clairement en amélioration, et permettront de réduire sensiblement le recours du Trésor au financement par la dette», souligne l’étude. Le Trésor n’aura besoin que de 14 à 16 milliards de DH au titre de cette année, soit jusqu’à 4 milliards de moins que les prévisions formulées dans la loi de Finances 2006. Ses levées se chiffrent à 8,5 milliards de DH seulement à fin août contre 16 milliards pour la même période de l’année dernière. Cela dit, les levées du Trésor sur le marché primaire devraient se situer entre 6 et 8 milliards de DH d’ici fin décembre, soit 1,5 à 2 milliards par mois. Pour ce faire, il bénéficiera d’une demande pressante du marché et d’un calendrier de remboursement favorable. L’engouement des investisseurs permettrait, d’ailleurs, au Trésor de faire jouer la compétition pour s’endetter à des taux avantageux d’autant plus que la demande est concentrée sur les maturités longues. Ces adjudications n’auront pas d’effet notoire sur la courbe des taux. «Le mouvement de la courbe devrait se faire en paliers: périodes de stagnation des taux lorsque l’offre se fait importante, suivies de nouvelles baisses de rendements longs lorsque le Trésor s’efface», expliquent les analystes de la BMCI.Le décalage entre l’offre et la demande devrait persister sur le marché obligataire en 2007. En dépit de la baisse des rendements, la demande ne serait que plus importante, en particulier pour les maturités longues. Face à cette demande, le Trésor continuerait à se rétracter, fort de sa bonne situation budgétaire, sauf en cas d’allégement de la pression fiscale qui l’obligerait à s’endetter davantage.


Translation des liquidités

L’ENGOUEMENT des investisseurs sur le papier long se manifeste par une chute de liquidités du papier court. Après les bons de 2 ans l’année dernière, c’est au tour de ceux à 5 ans de perdre de leur attrait et de leur liquidité, selon les analystes de la BMCI. Le marché assiste donc à une «translation des liquidités». Les maturités longues (10 ans, 15 ans, 20 ans) se substituent progressivement aux papiers vulnérables et deviennent plus liquides et plus attractives. Les experts prévoient d’ailleurs un franc succès pour les bons à 30 ans.Nouaim SQALLI

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