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    Economie

    Marchés arabes: Les conclusions des missions tests du CMPE

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    L'Arabie Saoudite et Qatar offrent des opportunités aux produits marocains. Pour conquérir des parts de marché, les exportateurs devront adopter une stratégie à long terme.


    Le CMPE organise au mois de mai une mission commerciale en Arabie Saoudite et à Qatar. L'objectif est de tenter de conquérir des parts de marché dans une zone commerciale de haute concurrence. Pour y arriver, les opérateurs devront, selon le CMPE, abandonner les opérations ponctuelles et adopter une stratégie d'investissement à long terme en privilégiant des formules de partenariat. "Ce sont des marchés ouverts, extrêmement concurrentiels, qui offrent des gammes de produits sans cesse renouvelées", explique M. Abderrafih Berrada, consultant marketing au CMPE. Pour lui, ces marchés requièrent donc le suivi constant d'un partenaire local capable d'introduire et de défendre le produit marocain.
    La pénétration du marché suppose la prise en compte de trois facteurs déterminants: le prix et la compétitivité, ainsi que la qualité du produit.
    Par ailleurs, ces marchés se caractérisent par la coexistence de plusieurs communautés étrangères. "Pour plus d'efficacité, il est donc judicieux de procéder à une segmentation du marché et identifier la clientèle cible", suggère M. Berrada.

    De plus, l'expert estime que les exportateurs marocains devraient consentir, au départ, des prix attractifs pour asseoir leur part de marché.
    Parmi les avantages d'une telle présence sur ces marchés, la confrontation de la concurrence étrangère, et plus particulièrement des pays asiatiques, et l'adaptation aux exigences de la demande en constante mutation.
    Outre leur rôle de plaque tournante dans la région, l'Arabie Saoudite et Qatar se caractérisent par des pouvoirs d'achat élevés, soit respectivement 7.500 et 14.500 Dollars par habitant. Leur marché est évalué à quelque 22,3 milliards de Dollars en 1995. Malgré l'apparition d'une large gamme de produits locaux, le marché saoudien continue d'absorber à lui seul plus de 2.500 types de produits originaires d'une centaine de pays.
    En outre, les dépenses moyennes de consommation représentent près de 90% du revenu saoudien. "Ce taux très élevé de la moyenne des dépenses de consommation est typique des économies importatrices".

    Produits à fort potentiel


    Autre atout: un cadre juridique des échanges commerciaux Maroc/Arabie Saoudite incitatif, puisque plus de 300 produits et groupes de produits bénéficient d'une exonération réciproque de droits de douane.
    Les missions test de produits initiées par le CMPE durant les trois dernières années ont permis d'identifier les créneaux porteurs dans différents secteurs. Il s'agit, entre autres, de la conserve d'olives, des fleurs coupées et de la chaussure. Pour ces produits, la part du Maroc dans le marché saoudien ne dépasse guère 1,3%. "Nos exportateurs peuvent se fixer comme objectif immédiat de la porter à 10%, ce qui ferait passer les ventes de 8 à 60 millions de DH".
    Outre les produits classiques, la mission test a décelé une dizaine de produits à fort potentiel dans les secteurs de l'agro-alimentaire, de la maroquinerie, du linge de maison et du tissu d'ameublement. "Introduire ces produits nécessite au préalable des actions promo-tionnelles, un réajustement du prix de vente ou encore des adaptations du produit lui-même", précise M. Berrada.

    Les consommateurs de ces pays restent friands des marques, des griffes, des labels et des noms commerciaux étrangers. De ce fait, un effort au niveau du design, des emballages ou des couleurs est de nature à faciliter l'écoulement des produits marocains.
    Autre procédé pour conquérir des parts de marché: réduire le coût des matières qui entrent dans la composition du produit. "Pour cela, les opérateurs doivent faire preuve de créativité et d'innovation en matière de technologies et employer des intrants de substitution", explique M. Berrada
    Enfin, dans leur approche des marchés du Golfe, les exportateurs auront à intégrer les nouvelles mutations de ces pays, lesquels optent progressivement pour l'extension de l'industrie locale. Cette production subventionnée est destinée, non seulement au marché domestique, mais aussi à l'exportation. Pour l'heure, cette production concerne essentiellement les industries légères et de transformation.

    Mouna KABLY.

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