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Marché obligataire: Comportement volatil des taux en 2003

Par L'Economiste | Edition N°:1668 Le 23/12/2003 | Partager

. Surliquidité, intervention de BAM et politique du Trésor ont rythmé le marché. Les spreads ont été largement réduitsPour les 10 premiers mois de 2003, la courbe des taux a été assez volatil. Ainsi, après une phase de stagnation en début d’année, la courbe a renoué avec la hausse. Au moment où la partie courte de la courbe a enregistré une hausse des taux sur les maturités de 13, 26 et 52 semaines, la partie moyenne et longue a enregistré une baisse des maturités allant de 2 à 15 ans sauf pour le 5 ans. C’est la combinaison entre trois éléments qui est à l’origine de ce phénomène. “Les interventions de la banque centrale dans le cadre de sa politique monétaire, augmentation du taux de la réserve, reprise des liquidités ainsi que la volonté du trésor de se financer à moindre coût, mais aussi l’abondance des liquidités sur le marché sont les motifs qui sont à l’origine de cette évolution”, expliquent les analystes de Marogest. De ce fait, les spreads ont été largement réduits entre le court, le moyen et le long terme. Ainsi, celui entre le 13 semaines et le 2 ans est passé de 153 points de base (pb) à 63 pb. Pour ce qui est du 2 et 15 ans, le spread est passé de 245 pb à 191 pb.Trois phases distinctes ont caractérisé le marché obligataire par rapport au début de l’année, les taux d’intérêt ayant connu un comportement volatil. Le premier trimestre a été marqué par le renversement de tendance de la courbe des taux, qui a enregistré une hausse pratiquement de l’ensemble des maturités. Cette hausse est due essentiellement au resserrement du niveau de liquidité de la place suite à la décision du 27 décembre 2002 de BAM d’augmenter le taux de la réserve monétaire. “En effet, pour la première fois depuis août 2001, les banques de la place ont fait appel à BAM dans le cadre des opérations de pensions 5 et 7 jours”, est-il indiqué du côté de Marogest. Rappelons aussi que le montant des levées du Trésor de 26,76 milliards de DH au titre du premier trimestre a été important par rapport à une moyenne par trimestre de 20,1 milliards de DH un an auparavant. D’autant plus que les investisseurs ont anticipé une hausse des taux pour l’année 2003 au vu des éléments apportés dans la loi de Finances.Pour la période allant de mars à fin septembre 2003, c’est la détente qui a prévalu au niveau des taux. “Marquant ainsi un retournement de tendance par rapport au premier trimestre”, font observer les spécialistes. Devant la hausse des recettes fiscales, les besoins du Trésor sont, en effet, restés limités et ont été largement couverts par le marché. Par ailleurs, la guerre en Irak n’a pas eu l’effet négatif escompté sur le compte courant de la balance des paiements. De même que le solde négatif des échanges commerciaux avec l’extérieur a été compensé par les recettes des MRE. La privatisation de la Régie des Tabacs pour un montant de 14 milliards de DH a conforté la baisse des taux. A fin juillet 2003, la situation des finances publiques s’est améliorée. Les recettes ont augmenté de 8,4 milliards de DH entraînant un excédent budgétaire de 1 milliard de DH. “Nous sommes loin du déficit de 17 milliards de DH qui prévalait il y a un an”, est-il indiqué du côté de Marogest. Les avoirs extérieurs de BAM ont atteint fin juillet 2003 117,4 milliards de DH contre 104,5 milliards en début d’année. Soit une amélioration de 12,9 milliards de DH et ce, malgré le déficit des échanges extérieurs.A partir d’octobre, la vapeur s’est inversée. On assiste de nouveau à une remontée des taux suite à la décision de BAM de rémunérer les excédents de liquidités des banques à un niveau de 3,25% alors que le 52 semaines se traitait à un taux inférieur. “Afin de résorber cette liquidité, la banque centrale a eu aussi recours aux opérations de swap de change dans le cadre de la régulation du marché monétaire”, notent les analystes. Ainsi, les soumissions au marché des adjudications et notamment sur la partie courte ont été remplacées par une rémunération de l’argent au jour le jour. Cette situation couplée à un besoin du trésor en hausse au quatrième trimestre a conduit à une hausse de l’ensemble des maturités et notamment entre le 13 semaines et le 5 ans.Fédoua TOUNASSI

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