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Marché immobilier
Fès: Mévente et stagnation des prix

Par L'Economiste | Edition N°:2848 Le 28/08/2008 | Partager

. La fourchette se situe entre 5.000 et 14.000 DH/m2. Le foncier poursuit son trend haussier. Le financement de plus en plus sélectifSI le trend haussier est toujours de mise pour le foncier, en revanche les prix des logements stagnent. Bien que «les acquéreurs se fassent de plus en plus rares, les promoteurs ne daignent point baisser». Le constat est fait par Mohamed Aziz Lahlou, un opérateur immobilier de la ville de Fès. Selon lui, la mévente s’est installée depuis plus de deux mois. Et les espoirs qui étaient fondés sur les MRE se sont vite dissipés. Au contraire, un recul sur les transactions a été même constaté cet été. C’est ce que confirme un banquier travaillant pour une institution qui mise gros sur les investissements des MRE dans le secteur immobilier. Et pour cause! les prix affichés s’avèrent particulièrement dissuasifs. La fourchette se situant entre 5.000 DH/m2 pour le moyen standing et 14.000 DH pour le haut standing. Cependant, «le pouvoir d’achat ne suit pas cette tendance», souligne un promoteur. Résultat, «les banques commencent à se désintéresser du secteur dans la mesure où l’on s’achemine de plus en plus vers un déficit de visibilité», renchérit cet autre promoteur. D’autant plus que les crises annoncées ailleurs renforcent encore la vigilance du système bancaire. L’allusion est faite bien entendu à l’effondrement des marchés américain et européen de l’immobilier. Mais à cet égard, les avis divergent. Pour un responsable d’une banque de la place, le phénomène constaté outre-mer peut inciter à davantage de prudence. N’empêche que les maisons de crédit font confiance au développement que connaît actuellement la ville de Fès. Elles accordent facilement les fonds aux opérateurs solvables et restent quand même réticentes, dès lors qu’il s’agit d’un nouveau client. Celui-ci est servi si toutefois son dossier répond aux normes et présente toutes les garanties requises. Au demeurant, le BTP continue dans son ensemble d’occuper le premier rang dans les investissements. Durant le 1er semestre 2008, il a accaparé pas moins de 6,6 milliards de DH, soit 58% du total des investissements projetés, selon le CRI. Mais malgré ce montant, le déficit actuel en logement dans la ville est estimé à 50.000 unités. Ce que nous ne pouvons pas estimer, pour l’heure, c’est le nombre de logements construits, mais invendus ou inoccupés.Cependant, le foncier a flambé et continue sur sa lancée. Tous les terrains périphériques ont été vendus. Et les promoteurs immobiliers ont, depuis quelques mois, le regard tourné vers les terres des coopératives situées dans les envions de Fès. Là où les opportunités d’affaires sont encore juteuses. Notons que tous les terrains de la réforme agraire situés dans le périmètre urbain sont épuisés. De ce fait, les promoteurs s’orientent désormais un peu plus loin vers des terrains non équipés à 1.000 DH/m2. Ceux-ci coûtaient en 2007 la moitié de ce prix (500 DH/m2). Le centre-ville n’a pas échappé, lui aussi, à la surenchère. Les quelques lots, non encore construits, sont détenus par des promoteurs qui ne veulent point les céder. Ils restent à l’affût de quelque gros investissement étranger pour tirer le maximum. Actuellement les prix avancés frisent les 50.000 DH/m2. Niveaux que l’on trouve surtout aux quartiers Allal Benabdellah et Hassan II. Ici, le groupe Addoha vient tout juste de se procurer un terrain communal appelé la Place Sofia. «Le lot de plus de 2.000m2 que le groupe Sefrioui vient d’acquérir à près de 70 millions de DH. Il compte y construire un siège pour son holding, un centre commercial et un parking», indique un responsable de la mairie.De notre correspondant, Younes SAAD ALAMI

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