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    Economie

    Marché immobilier
    Marrakech veut contrer l’amateurisme

    Par L'Economiste | Edition N°:2848 Le 28/08/2008 | Partager

    . Les banques coupent le robinet aux nouveaux entrants . Tassement des ventesCRISE ou tassement des ventes? Ce qui est sûr, c’est que l’immobilier ne connaît plus la même cadence à Marrakech. Le président de l’Association des promoteurs immobiliers de Marrakech (APIM), Adil Bouhaja, se veut toutefois rassurant et estime que le secteur est très loin de la crise, la demande étant toujours soutenue. Bien au contraire, pour Bouhaja, le secteur à Marrakech est en train de se professionnaliser. «Ne resteront sur le marché que les bons promoteurs, présentant un produit à un très bon rapport qualité/prix, loin des spéculations à outrance». L’Apim compte aujourd’hui une quarantaine de membres adhérents. Cependant, sur le terrain opère plus d’une centaine de promoteurs professionnels et d’autres occasionnels.En effet, il y a trois ans, Marrakech renouait avec la croissance à tous les niveaux. La ville, devenue un produit de mode pour les résidences secondaires des Européens et Casablancais, avait connu une ruée d’opérateurs à la recherche de bonnes affaires, en particulier dans la promotion immobilière. Soutenus par les banques, ces nouveaux entrants se positionnaient sur le haut standing, créant ainsi une inadéquation entre l’offre et la demande, sans oublier le phénomène de la spéculation. D’abord sur le foncier, ensuite sur le m2 construit. Et les banques ont bien évidemment suivi le mouvement en finançant, tous azimuts, ces nouveaux promoteurs. Même si la plupart d’entre eux ne font pas partie du métier. Pour cet autre professionnel, ces «faux» promoteurs immobiliers auraient mal calculé le coût du foncier et cela s’est répercuté sur les logements construits, sans parler des surprises du marché. Résultat, nombreux parmi eux n’arrivent pas aujourd’hui à respecter le planning d’écoulement. C’est ce qui explique, selon les professionnels locaux, les réticences des banquiers quant au financement de nouvelles opérations immobilières. Pour d’autres, c’est qu’on commence à être quelque peu méfiant quant à l’évolution du marché. Enfin, certains promoteurs locaux estiment que cette réticence est dictée par le souci de contrecarrer les amateurs. C’est ce que confirment quelques banquiers de la place: «Il n’y a pas de changement pour les projets menés par des professionnels. En revanche, pas de souplesse pour les nouveaux venus», est-il tranché. Il n’en demeure pas moins que l’écoulement des logements concerne toute la profession. Bouhaja en est conscient et reconnaît le ralentissement du rythme des transactions qu’il lie au prix de l’immobilier et au standing des appartements. Explications: si en 2005, les transactions étaient plus rapides, c’est que le produit proposé à la vente concernait davantage l’économique et l’économique +. «Moins de deux ans plus tard, Marrakech change complètement de registre. Et les produits proposés à la vente concernent le moyen standing + dont la commercialisation exige plus de temps». Et c’est aussi le début d’un décrochage entre l’évolution du pouvoir d’achat et la tendance haussière des prix qui demeure soutenue malgré le tassement des ventes.


    Baromètre

    LE seul baromètre dont dispose la ville pour évaluer le marché de l’immobilier demeure le nombre d’autorisations de construire. A fin mai 2008, près de 2.400 autorisations ont été délivrées à Marrakech. A l’exception du mois de mai qui a enregistré moins de 300 accords, la moyenne mensuelle des autorisations octroyées est de 550. En revanche, aucune indication sur les ventes n’est disponible. Tenter de faire le rapprochement entre l’autorisation de construire et le permis d’habiter ne saurait traduire la situation du marché. Car, l’occupation des habitations construites n’intervient qu’après une année et plus. «D’où la nécessité de finaliser le projet de l’ observatoire de l’immobilier», souligne Bouhaja.Badra BERRISSOULE

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