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Politique

Marche de Casablanca
Les Marocains crient leur indignation

Par L'Economiste | Edition N°:3413 Le 29/11/2010 | Partager

. Les ennemis: Parti populaire espagnol, Algérie et Polisario. Les jeunes en masse dans les rues de la métropoleC’EST une véritable marée humaine de plus d’un million de personnes (à l’heure où nous mettions sous presse, l’on ne disposait pas encore du chiffre officiel) qui a déferlé dimanche sur le Boulevard Mohammed VI à Casablanca pour dénoncer les prises de position hostiles au Maroc du Parti populaire espagnol. Des rumeurs parlaient de plus de deux millions, voire trois millions. Et encore des dizaines et des dizaines d’autocars avec à leurs bords des milliers de personnes ont été stoppés aux entrées sud et nord de la métropole. Ils sont venus de toutes les régions du Royaume même des plus lointaines telles Aousserd, Smara ou encore Dakhla et Boujdour. La marche à laquelle ont appelé toutes les forces vives de la nation est partie de Sbata une heure plus tôt que le timing qui était prévu auparavant (11 h 30). Après, les marcheurs, telle une grande déferlante, ont descendu l’Avenue Mohammed VI. La marche devait en principe prendre fin aux environs du Palais royal. Mais, il était difficile de contenir cette immense foule qui a choisi de continuer son chemin jusqu’à la Place de la Victoire avant de bifurquer sur l’Avenue Lalla Yacout et le Boulevard de Paris. L’objectif des marcheurs était d’atteindre le consulat d’Espagne, sis rue d’Alger. Ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre au niveau de la Grande poste. La marche a alors été déroutée sur l’Avenue Hassan II. Ce n’est que vers 15 h que les marcheurs ont commencé à se disperser et les rues de Casablanca retrouver leurs lots de véhicules et de pollution. Il faut dire que la clémence du ciel a largement contribué à la réussite de la marche. La pluie avait cessé de tomber et le soleil avait amorcé son retour en cette matinée du dimanche 28 novembre. Maintenant, quelle leçon tirer de cette grande manifestation populaire? Fort symbolique certes, mais la marche de dimanche a donné plus de messages, notamment à l’Union européenne et au Parti polaire espagnol, que notre département des Affaires étrangères. Dans la rue, l’opinion publique invoquait ouvertement l’échec de notre diplomatie. «Un ministère et deux secrétariats d’Etat ne sont pas arrivés à défendre la cause du pays devant les instances européennes. Alors à quoi peuvent-ils bien servir?», s’interroge un citoyen. D’ailleurs, alors que de nombreux membres du gouvernement, Premier ministre en tête, des leaders politiques, syndicaux, de la société civile… criaient leur colère, le département des Affaires étrangères a brillé par son absence. «Comme toujours: absents à l’étranger, absents dans le pays». No comment! En tout état de cause, les Marocains ont encore une fois montré au monde qu’ils ne céderont pas un grain de sable du Sahara à leurs ennemis de quelque bord qu’ils soient. Jamal Eddine HERRADI

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