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Marasme dans l'industrie pharmaceutique

Par L'Economiste | Edition N°:473 Le 30/03/1999 | Partager

· L'année 1999 ne se présente pas sous les meilleurs auspices pour l'industrie pharmaceutique
· Une baisse d'activité de 15 à 20% est attendue au terme de ce premier trimestre


L'achat du mouton serait-il pour quelque-chose dans le marasme que
connaît l'industrie pharmaceutique? Le secteur s'attend en effet à une baisse de son activité au terme de ce premier trimestre. Cette situation ne manque d'ailleurs pas d'inquiéter officines, grossisteries et laboratoires. Les explications à ce phénomène abondent. Le souci majeur du secteur provient de l'absence de couverture médicale généralisée. Pour l'heure, les opérateurs semblent toutefois privilégier la piste de l'Aïd, les ménages orientant leurs efforts de consommation et d'épargne vers l'achat du mouton.
Selon les premières estimations du secteur, l'activité doit s'enregistrer à la baisse ou au mieux stagner. D'ores et déjà, l'on fait état d'une baisse du chiffre d'affaires (par rapport à la même période de l'année dernière) de 15 à 20%. De l'avis de plusieurs opérateurs, les ventes restent très en deçà des objectifs quoique l'activité pharmaceutique démarre généralement lentement au cours des deux premiers trimestres. "Notre secteur reste il est vrai très sensible aux fêtes religieuses. C'est un des paradoxes de l'industrie pharmaceutique", souligne un opérateur. La baisse d'activité qui se profile pourrait même gêner quelques projets en cours. "Nous avons engagé plusieurs projets d'investissement que nous avons préféré mettre en stand-by en attendant d'avoir plus de visibilité", confie un opérateur.
Cela dit, des industriels considèrent qu'il ne faut pas dramatiser, d'autant que les classes thérapeutiques concernées par ce marasme ne semblent pas toutes logées à la même enseigne. Les produits dits de prescription seraient en effet les plus touchés.
A commencer par les anti-infectieux qui contribuent pour près de 20% au chiffre d'affaires. Explication: Les patients, qui anticipent sur les achats de l'Aïd, se détournent des consultations médicales -et donc des médicaments prescrits sur ordonnance- pour se rabattre sur les produits dits de conseil ou OTC (over the counter). Ce problème repose encore une fois la question du déséquilibre entre offre et demande en médicaments, dû en partie à la faiblesse du pouvoir d'achat. En fait, les industriels ne sont pas les seuls à se faire des cheveux blancs. Faute de patients, de nombreux cabinets privés sont quasi déserts.

Mohamed BENABID




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