×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Managers: A chacune ses petites recettes

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    De plus en plus de femmes gèrent leur propre affaire ou bien ont accès à des postes de haute responsabilité dans l'entreprise. Elles ont réussi à tenir tête aux hommes et à faire leurs preuves... Mais qu'est-ce que tout cela peut cacher?


    Elles sont femmes, elles ont peut-être la responsabilité d'une famille, des enfants à entretenir en même temps; pourtant, elles ont réussi à s'imposer en tant que chefs d'entreprise, directeur général, directeur financier...
    «Quand on croit en quelque chose, on peut certainement l'avoir», assure Mme Mounia Harouchi, expert-comptable et administrateur d'Artémis Conseil. Et le Dr Sihame Benchekroun, directrice générale de la Revue Espérance Médicale, de continuer: «Il faut être convaincu de ce qu'on fait, même si la conviction n'est pas toujours partagée par les autres».
    Elles ont donc décidé d'y arriver et ont réussi, puisque toutes dirigent des affaires et des entreprises très actives sur le marché.

    La recette? Il faut une bonne gestion du temps, de l'exigence vis-à-vis de soi-même et des autres et le respect des engagements. Le reste vient tout seul (ou presque), affirment-elles en général.
    Mme Fikria Berrada, directrice générale de Kaoba, raconte: «J'avais un effectif de 120 à 150 personnes et, n'étant pas spécialiste en ébénisterie, me mettre derrière une machine pour contrôler le travail n'était pas très convaincant. Mais quand on fait preuve d'un savoir-faire et qu'on ne laisse rien au hasard, on finit par s'imposer et se faire respecter».
    Pour sa part, Mme Nadia Cherkaoui, qui coiffe les deux départements Etudes et Recrutement de Sunergia Profil, donne une idée sur les relations que peuvent entretenir des clients avec une femme manager: «Les difficultés sont dues à cette espèce de rigidité que nous essayons d'imposer. C'est une relation qui n'est pas toujours facile car nous travaillons avec des gens qui ont tendance à se considérer privilégiés. On rencontre des mentalités de DG qui veulent avoir les gens à leur disponibilité... Mais grâce aux résultats, la relation change et l'on finit par se faire comprendre».

    Ambiance agréable, rendement meilleur


    Fini le temps où une femme refuse d'être commandée par une femme ou qu'un homme n'accepte pas de répondre aux ordres d'une directrice parce qu'il se considère supérieur. Plusieurs dirigeantes d'entreprise affirment ne pas vivre de problèmes avec leur personnel, hommes ou femmes. Le secret réside, selon ces dernières, dans leur instauration d'un système de management «familial» où le poids de la hiérarchie se fait moins sentir. «Le climat agréable et la bonne ambiance poussent les gens à travailler mieux et à produire plus», explique Mme Afifa Yata, directrice administrative et financière de la Nouvelle Tribune. «Un système de primes peut également s'avérer très efficace, car il faut savoir récompenser son personnel quand il se surpasse», du point de vue de Mme Harouchi.
    Cependant, à la question «qu'est-ce qui vous reste comme temps à consacrer à vous-même, à votre foyer, à vos loisirs...?», c'est une note d'amertume qui ressort des propos de chacune de ces femmes qui ont apparemment si bien réussi sur le plan professionnel.
    Ce sont des réponses du genre «j'en arrive à ne plus penser à moi», «le travail me bouffe la vie», ou encore «je me rends compte que je n'ai même plus le temps d'aller dépenser l'argent que j'ai si péniblement gagné!».

    Mme Yata explique cette situation de conflit que vivent les femmes comme elle, entre une fonction très prenante et des responsabilités familiales tout aussi importantes. «Une femme manager n'est pas seulement une femme qui gère une entreprise, dit-elle, elle doit également gérer une maison, une famille, les études de ses enfants... Ce n'est pas parce que vous avez réussi professionnellement que la société vous pardonnera d'avoir un enfant mal habillé ou qui ne travaille pas bien à l'école...».
    Il faut donc faire des acrobaties pour pouvoir concilier vie professionnelle et vie familiale.
    Pour ce qui est de l'avenir, la majorité des femmes managers contactées ont exprimé le désir de «pouvoir consacrer plus de temps à leurs enfants», «être en harmonie avec elles-mêmes», ou même «travailler à mi-temps»...

    Hanaâ FOULANI


    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc