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Malgré les menaces de guerre, l'OPEP maintient son plafond de production

Par L'Economiste | Edition N°:1475 Le 13/03/2003 | Partager

. L'organisation ne veut pas céder aux sirènes du politique. Toute augmentation pourrait être interprétée comme un soutien à l'attaque américaineL'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) confrontée à une situation géopolitique et économique particulièrement complexe, n'a guère eu d'autre choix que de maintenir son plafond de production, mardi dernier, en attendant de voir le tour que prennent les événements en Irak. Réunis à Vienne, les ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ont décidé de laisser inchangée leur production totale, fixée officiellement à 24,5 millions de barils par jour. Ils se sont parallèlement dits prêts à agir en mettant davantage de brut sur le marché en cas de pénurie avérée ou en retirant en cas d'excédent. Le cartel confirmait ainsi officiellement des déclarations faites auparavant par plusieurs de ses ministres. Cette «non-décision« était largement attendue par les experts, tant toute autre aurait été difficile à prendre dans le contexte actuel. Le président de l'OPEP, Abdullah bin Hamad al-Attiyah, a par ailleurs confirmé la tenue d'une réunion extraordinaire de l'Organisation le mercredi 11 juin à Doha, au Qatar. La prochaine réunion ordinaire est prévue à Vienne le 24 septembre. Al-Attiyah a indiqué, lors de la conférence de presse finale, qu'il était «très inquiet« d'une éventuelle pénurie provoquée par une guerre prolongée en Irak, qui priverait le marché d'environ 2 millions de barils par jour. Mais il a souligné que l'OPEP «réagit toujours très vite dans les deux sens«, en cas de pénurie ou de surapprovisionnement. La flambée des prix se poursuit depuis des semaines au fur et à mesure que la diplomatie mondiale se crispe sur la question irakienne. «Aujourd'hui, nous ne fixons pas les prix. Je souhaiterais que nous ayons le pouvoir de faire baisser les prix«, a-t-il dit. Même si l'OPEP a résisté une nouvelle fois aux sirènes de la politique qui l'appelaient à utiliser l'arme du pétrole pour imposer un règlement pacifique du dossier irakien, le malaise et l'embarras des 11 pays membres, dont 10 sont musulmans et beaucoup arabes, étaient réels. «L'OPEP ne prendra pas de mesure qui puisse être interprétée par les musulmans et les Arabes comme un soutien apporté à une attaque américaine«, avait averti avant la réunion le ministre iranien Bijan Hamdar Zangeneh. Une manière de dire que l'hostilité des opinions publiques musulmanes à l'attitude américaine serait un élément important de la décision.


Le Venezuela renoue avec la production

S'ajoutent à ces incertitudes le problème du Venezuela, dont le secteur pétrolier, paralysé pendant plusieurs semaines, revient à son niveau habituel de production, et d'autres questions techniques, comme la gestion de la demande saisonnière (qui recule lorsque le printemps arrive dans l'hémisphère). Ainsi, le ministre vénézuélien des Mines et de l'Energie, Rafael Ramirez, a pu célébrer le retour de sa production pétrolière à la quasi-normalité, lors de la dernière réunion ministérielle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.(AFP)

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