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Economie

Maladies rénales
Trop longue liste d’attente

Par L'Economiste | Edition N°:2736 Le 17/03/2008 | Partager

. 3.000 personnes sans prise en charge. Partenariat avec le privé pour en venir à bout «Fabuleux reins». C’est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale du rein au Maroc. Fabuleux, certes, mais très fragiles. Comme l’est d’ailleurs le système de Santé qui les prend en charge. Le traitement des patients souffrant de maladies rénales chroniques se fait par deux méthodes. La dialyse (hémodialyse et dialyse péritonéale) et la greffe d’organe. L’hémodialyse reste de loin le traitement le plus répandu (www.leconomiste.com). Près de 6.000 personnes sont prises en charge pour ce type de traitement. Pour les autres, il y a ce qu’on appelle la liste d’attente, véritable cauchemar pour eux. Ces derniers doivent prendre leur mal en patience et attendre leur tour pour bénéficier des séances de dialyse dans le secteur public. Les néphrologues n’apprécient guère ce terme de liste d’attente. «Il n’existe nulle part dans notre littérature», souligne Benyounès Ramdani, chef de service de néphrologie au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Pourtant, cette liste existe bel et bien. Trois mille personnes la composent, selon les statistiques du ministère de la Santé. Cette liste vient ainsi confirmer l’évidente réalité que le ministère de la Santé n’arrive pas à prendre en charge ces malades. La solution trouvée par ce département ministériel, c’est de donner aux malades des kits pour pouvoir effectuer leurs dialyses dans des centres privés. Pour augmenter leurs chances, certains malades s’inscrivent sur plusieurs listes attendant en vain d’être pris en charge dans un centre de dialyse public. De surcroît, les malades pris en charge dans le privé espèrent aussi se faire soigner dans le public. «Ils sont parfois mal pris en charge, ils se contentent d’une séance de dialyse par mois, ce qui reste très insuffisant», indique Mohammed Belghiti Alaoui, directeur des hôpitaux et des soins ambulatoires au ministère de la Santé. Ce désir d’aller vers le secteur public est animé surtout par un souci financier. Dans le privé, les séances de dialyse sont chères: 200.000, voire 250.000 DH par an (y compris les autres frais d’hospitalisation) contre 132.600 DH dans les hôpitaux et centres de dialyse publics (chiffre avancé par le ministère de la Santé). Vu le coût exorbitant du traitement, même les personnes couvertes par une assurance maladie veulent se soigner dans les structures hospitalières publiques. Pour eux, se faire traiter dans le public présente donc un double intérêt. Les séances de dialyse reviennent moins cher; en plus, elles sont mieux remboursées par les organismes d’assurance maladie. Pour pouvoir prendre en charge les malades en attente de traitement, Saïd El Kharrazi, président de la Fédération marocaine des associations de soutien aux rénaux et de transplantation d’organes, appelle à une implication plus importante du secteur privé. C’est ainsi qu’on pourra venir à bout de cette liste.


Le bout du tunnel?

Un partenariat entre le ministère de la Santé et le secteur privé est en cours de finalisation pour prendre en charge les personnes qui sont sur la liste d’attente. Ces insuffisants rénaux seront pris en charge dans le secteur privé et c’est l’Etat qui va payer pour eux. Les malades en attente doivent donc patienter encore un peu, car ce projet de partenariat devrait être signé dans les mois à venir.Saad Souleymane BOUHMADI

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