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    Mais à quoi sert cette AFNOR?

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    Ingénieur conseil depuis 13 ans à l'AFNOR, Norbert Bechtold a accompagné plusieurs entreprises françaises dans leur démarche qualité. Aujourd'hui, cet expert opère dans le service de la coopération technique internationale au sein même de l'AFNOR. Sa mission consiste à assurer la coordination avec les pays d'Afrique dans le domaine de la qualité.


    L'Economiste: Quelle est la mission du service de coopération internationale au sein de l'AFNOR?
    M. Norbert Bechtold: Le service de coopération technique internationale a pour rôle d'assister les pays en voie de développement à mettre en place des systèmes de certification de produits, d'entreprises ou de personnels. Ce service a déjà opéré en Asie, à l'ex-URSS, en Amérique latine et en Afrique.
    Je tiens à rappeler que l'AFNOR (Association Française de Normalisation) est une association à but non lucratif qui emploie plus de 600 salariés. Elle prend en charge la normalisation au niveau national, à travers notamment les NF (Normes Françaises), la certification des produits, la formation et le conseil. Mais son champ d'application ne se limite pas uniquement au territoire national. En effet, l'Association a effectué plusieurs opérations dans différents pays du monde.

    -Avez-vous donc des représentations à travers le monde?
    - Nous ne disposons pas de filiales à l'étranger. Une première expérience d'implantation aux Etats-Unis n'a pas connu de succès pour des raisons de coût. Mais dans beaucoup de pays nous avons des relations avec des organismes qui assurent notre contact avec les entreprises. Au Maroc, par exemple, le Ministère du Commerce et de l'Industrie opère étroitement avec l'AFNOR dans ses projets bilatéraux ou multilatéraux où l'on exprime un besoin en matière d'audit qualité. Par ailleurs, une entreprise peut faire appel directement aux consultants d'AFNOR en cas de besoin d'assistance technique ou de formation en matière de qualité. Il est à noter que notre Association est le premier formateur à la qualité en France, avec plus de 4.000 personnes formées tous les ans.

    -Comment évaluez-vous la qualité au sein de l'entreprise marocaine?
    -La culture marocaine n'a pas vraiment intégré la notion qualité dans sa démarche. Les entreprises peuvent vendre encore des produits tant que le consommateur n'a pas beaucoup d'exigences pour la qualité. Toutefois, avec la compétitivité internationale, la conformité aux règles techniques devient indispensable. Pour l'UE par exemple, la libre circulation d'un produit est tributaire d'une conformité totale aux normes européennes, en termes de délai de livraison, de présentation de guide d'utilisation, de durée de vie ou de description du produit. Il n'existe pas de produit peu ou moyennement conforme. Il est soit tout à fait conforme ou pas du tout conforme.

    - Autrement dit, la question de la qualité se pose surtout pour les exportateurs?
    - Il est vrai qu'un exportateur doit aujourd'hui répondre à un cahier des charges dont les normes sont très développées. Le meilleur moyen d'intégrer facilement un marché, c'est d'être certifié. En France par exemple, près de 4.000 entreprises sont titulaires de la certification NF. Plus de 1.000 entreprises étrangères ont obtenu cette certification. Ceci leur a été d'un grand apport sur le plan commercial, sachant que 90% des consommateurs français connaissent la marque NF. De même, une certification dans le secteur agricole et agro-alimentaire a été mise en place. Cette certification appelée Label Rouge a profité à plus de 30.000 agriculteurs et 2.300 entreprises. L'Allemagne a également lancé depuis 30 ans la certification GS qui touche aujourd'hui plus de 60.000 marques dans près de 10.000 branches d'activité. Le coût moyen d'une certification en Allemagne est de 6.000 DM, soit 32.000 DH. A ceci s'ajoute un système récent de certification qui concerne toute l'Europe. Il s'agit du Key Mark (la marque de la clé). Cette certification ne touche que certains produits puisqu'il y a eu quelques désaccords entres les marques nationales.

    Propos recueillis par Hicham RAÏQ

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