×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

LVMH-Gucci: Le groupe Pinault s'en mêle

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· Création d'un nouveau pôle du luxe

· Pinault rachète Sanofi Beauté et la propose à Gucci

· Le capital détenu par LVMH passe alors de 34,4 à 21%


Décidément, l'affaire Gucci-LVMH est pleine de rebondissements. Aujourd'hui, un troisième acteur entre en scène. Il s'agit du financier François Pinault, qui a lancé une offensive, vendredi dernier, dans l'industrie du luxe, où il défie le géant LVMH en constituant un nouveau pôle italo-français autour de Gucci, à qui il amène Sanofi Beauté rachetée le jour-même.
Le groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), contrôlé par M. Pinault (42% du capital, 55% des droits de vote), et le maroquinier italien Gucci ont annoncé qu'ils avaient conclu un accord permettant à PPR de prendre 40% du capital de Gucci par le biais d'une augmentation de capital d'une valeur de 2,9 milliards de Dollars (1Dollar=9,90DH). Du même coup, LVMH, détenteur non désiré de 34,4% du capital de Gucci jusqu'ici, se retrouve dilué à environ 21% du capital et 17% des droits de vote du groupe florentin, qui cherchait depuis des semaines à écarter la menace d'une prise de contrôle par le président de LVMH, M. Bernard Arnault, autre grand prédateur du capitalisme français. Le nouvel axe franco-italien constitué par PPR et Gucci se renforcera, toujours au détriment de LVMH par l'opération lancée simultanément par M. Pinault sur Sanofi-Beauté.

Riposte


L'homme d'affaires, agissant cette fois directement au travers de sa holding personnelle Artémis, a annoncé qu'il venait de racheter au groupe Elf son pôle Sanofi Beauté, constitué de Yves-Saint-Laurent, des parfums Oscar de la Renta, des parfums Van Cleef and Arpels, de Roger et Gallet, des parfums Krizia et des parfums Fendi.
La valeur globale retenue pour l'entreprise est de 6 milliards de Francs (1 FF=1,66 DH). Artémis a aussitôt annoncé qu'il allait proposer à l'Italien Gucci de lui revendre cette acquisition, a indiqué M. Domenico de Sole, président de Gucci. "La revente se ferait exactement dans les mêmes conditions de rachat que la transaction annoncée le jour-même", a-t-il ajouté.
En guise de riposte, LVMH a racheté 4% du capital de Bouygues où Pinault est un des actionnaires de référence.
PPR et Gucci ont par ailleurs indiqué «partager la même vision de l'avenir du secteur du luxe» et vouloir construire un «leader mondial du luxe» en soulignant que le groupe italien dispose des compétences managériales nécessaires pour reproduire avec d'autres marques le succès obtenu avec le sien. Pour eux, créer un autre pôle du luxe a un sens. Le secteur est encore très fragmenté entre une quinzaine de gros opérateurs, même s'il est dominé par LVMH dont le chiffre d'affaires atteint environ 8 milliards de Dollars.
Selon leurs estimations, le marché du luxe devrait représenter à l'horizon 2000 environ 58 milliards de Dollars (croissance annuelle de 6% d'ici là). La rentabilité des entreprises du secteur est particulièrement attractive, puisqu'elle oscille parmi les leaders, de 14% pour un groupe comme Tiffany à 23% pour Gucci et 17% pour LVMH.
Gucci est déjà un opérateur sur le secteur, puisqu'avec des ventes ayant dépassé le milliard de Dollars en 1998 il se place au quatrième rang mondial derrière LVMH, Vendôme Cartier (2,42 milliards) et Tiffany (1,169 milliard).

Radia LAHLOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc