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Luxe: Les entreprises chinoises s’y mettent

Par L'Economiste | Edition N°:1898 Le 17/11/2004 | Partager

. Elles possèdent une rapidité d’assimilation technique considérable. Après la copie, rien n’empêche qu’elles se distinguent dans la qualité Les pays émergents et notamment la Chine offrent au luxe de nouveaux marchés pour se développer. Toutefois, à terme, ils se transformeront en concurrents grâce à une future production haut de gamme, si l’on en croit les propos des participants au 4e Sommet du luxe et de la création qui s’est tenu le 15 décembre au Sénat à Paris. Même si la Chine devrait probablement connaître des “trous d’air” selon Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères et administrateur du numéro un mondial du luxe LVMH, liés à sa croissance rapide et un accroissement des inégalités, l’empire du Milieu a “une rapidité d’assimilation technique considérable”. “Avec du temps, les nouveaux pays émergents vont produire et devenir des concurrents. Ils ont commencé par la copie mais rien n’empêche qu’ils s’élèvent dans la qualité des produits”, a-t-il dit.Marie-Claude Sicard, experte en stratégie de marques, sûre également de l’apparition d’une production chinoise, se pose la question de savoir si la Chine adoptera le modèle européen “né dans un lit artisanal” ou le “modèle américain qui depuis 30/40 ans a adopté une logique de marques, ou les deux”. “Le premier c’est sûr car les Chinois ont inventé bien avant nous la soie, la porcelaine, etc. Ils redécouvrent leurs traditions de cosmétiques. Quant au modèle américain, les étudiants chinois qui fréquentent leurs écoles de management ou les écoles européennes appliqueront à leur retour les recettes apprises ailleurs”, a-t-elle expliqué.Selon elle, “l’une des grandes surprises des 10 à 20 prochaines années sera l’émergence de marques de luxe chinoises qui pourront avoir du succès ici”.Pour Hubert Védrine, il ne faut pas oublier “la dimension psychologique de cette affaire” avec la fascination des consommateurs des pays émergents pour les produits de luxe européens notamment. “L’Occident a dominé le monde pendant des siècles. Si les Chinois arrivent à surmonter cette dépendance psychique, on risque de perdre notre capacité de pouvoir dire quel est le bon luxe ou le mauvais luxe”. Jacques Carles, président du Sommet du luxe, estime que “les nouveaux territoires du luxe qui se sont déjà ouverts comme l’Inde ou la Chine vont changer fondamentalement, dans les 20 prochaines années, la géographie de la clientèle, mais aussi le pouvoir d’investissement et surtout les sources d’inspiration”. “Pourquoi ces pays se priveraient-ils de la possibilité de faire émerger leurs artisans et leurs créateurs dotés d’un talent planétaire?” dit-il encore en ajoutant que les Chinois pouvaient trouver dans ce nouveau luxe un “nationalisme culturel”.Le 4e Sommet du luxe, dont le thème cette année était dédié à “l’avenir du luxe”, s’est interrogé également sur les nouvelles formes du luxe, partagé entre la distribution mondiale menée par les grands groupes et l’essence même du luxe qui doit se conjuguer avec rareté.Si certains intervenants comme Vera Strubi, PDG de Thierry Mugler Parfums, Simon Burstein, vice-président de Sonia Rykiel, ou Alain Caradeuc, directeur général de la marque de mobilier Hugues Chevalier, soulignaient que le luxe “ne devait pas devenir une notion floue”, le couturier Pierre Cardin a répondu que “la multiplication permettait au luxe d’exister”. “Si je n’avais pas eu l’idée il y a 40 ans de faire du prêt-à-porter, je ne serais pas là. Si je n’avais pas fait de copie de moi-même avec toutes les déclinaisons possibles -assiettes, meubles, stylos, etc.-, je n’existerais plus”, a-t-il conclu.Synthèse L’Economiste

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