×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    L'USFP adopte le principe de liste

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . Session houleuse du conseil national. Le dernier mot revient aux congressistes Les préparatifs pour l’organisation du 8e congrès de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) vont bon train, et ce pour respecter l’échéance arrêtée pour l’organisation de cet événement, à savoir les 13, 14 et 15 juin prochain. Seulement, cet élan a failli être freiné suite au blocage qui a caractérisé les travaux du conseil national, tenus samedi dernier, sur la question de l’adoption du système de liste pour l’élection des instances du parti. Signalons que cette session de l’instance de l’organisation politique a été réservée à l’examen des projets de documents qui constitueront la plate-forme de discussion du 8e Congrès des socialistes marocains. Ce travail a été réalisé par la commission préparatoire du prochain congrès sous la direction de Mohamed Benyahya. Il s’agit de quatre textes concernant les volets suivants: politique, économique, identitaire et organisationnel. Les trois premiers documents ont été rapidement validés par les membres du conseil dans un climat d’entente. Par contre, le texte se rapportant à l’organisation du parti a failli bloquer les travaux du conseil national. C’est tout à fait normal, car le projet apporte de grandes nouveautés au niveau de l’organisation et la conduite des instances du parti du bureau politique en passant par le secrétariat régional jusqu’au bureau de la section locale. L’élément le plus important est l’adoption du système de la liste pour l’élection des directions du parti à différents niveaux: national, régional et local. A noter que ce projet a été validé presque à l’unanimité par les membres de la commission préparatoire vendredi dernier avant qu’il ne soit soumis au conseil national. Pour cela, avant le début des travaux de ce dernier, Benyahya était très optimiste sur l’adoption de l’ensemble des quatre textes par le conseil. Or ce n’était pas le cas. Et avec des surprises! «Presque la majorité des membres du bureau politique ont affiché leur désaccord avec l’adoption du système de la liste», confie un militant du parti. «Il est prématuré de s’engager dans cette nouvelle organisation qui nécessite des préalables qui font encore défaut au sein de notre parti», explique un ancien ministre de l’USFP. «Le fonctionnement de ce système de vote nécessite tout d’abord l’existence de courants au sein du parti comme cela c’est le cas par exemple dans le Parti socialiste français», précise la même source. Mais ce point de vue n’a pas été globalement partagé lors du débat sur ce volet (plus de 50 interventions) qui a pris fin tard dans la nuit. Pour dépasser cette situation, la direction du parti a retenu le principe de liste et a chargé la commission préparatoire de revoir le texte en tenant compte des observations signalées lors de la rencontre de samedi dernier. Par la suite, les quatre textes seront soumis à débats aux militants de base au moment de l’organisation des congrès régionaux. Les recommandations et les remarques soulevées seront examinées lors d’une session du conseil national prévue la veille du congrès. Et ce pour valider les projets définitifs des thèses du 8e congrès. Mais le dernier mot reste aux congressistes en juin prochain.


    Révision constitutionnelle

    Selon le projet de texte politique du 8e congrès de l’USFP, l’expérience de l’alternance consensuelle initiée au milieu des années 1990 a perdu de son dynamisme avec l’avènement du gouvernement Jettou en 2002. Pour les socialistes, la situation politique actuelle du pays nécessite donc une réforme constitutionnelle. Cela pour clarifier les relations entre la monarchie et les autres composantes de l’Etat.Nour Eddine EL AISSI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc