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L'Oriental, «chih wou rih»

Par L'Economiste | Edition N°:2236 Le 17/03/2006 | Partager

. 16 communes rurales complètement déconnectées. 47 communes où l’analphabétisme et la mortalité infantile sévissent C’est bien connu, et confirmé par le travail du HCP: la région de l’Oriental, habitée par 1,9 million de Marocains, concentre une grande partie des communes rurales et urbaines les plus pauvres. Dans la région, 34 communes rurales ont un taux de pauvreté supérieur à 30% (moyenne nationale à la campagne 22%) et 10 communes urbaines ont un niveau de pauvreté supérieur à 20 % (moyenne nationale en ville: 7,9%). De même, l’Oriental, fief de la contrebande algérienne et du chômage élevé chez les jeunes, a un développement humain très moyen: l’éducation, la santé, le niveau de vie ne sont vraiment pas la panacée… Dire que des responsables, comme Driss Benhima (cf.www.leconomiste.com), tentaient de vendre l’idée de faire de l’Oriental un vivier de ressources humaines qualifiées. Les communes les moins nanties ont un indice communal de développement humain très faible-ICDH- (mesuré par l’éducation, la santé, le niveau de vie). Dans l’Oriental, 47 communes ont un ICDH inférieur à 52%, ce qui signifie bien en deçà de la moyenne requise pour l’épanouissement de la «ressource humaine». De même, le développement social (mesuré par l’accès à l’eau potable, à l’électricité et au réseau routier) est très faible pour 16 de ses communes rurales (cet indice-ICDS- concerne uniquement les communes rurales). C’est-à-dire que celles-ci sont déconnectées littéralement des infrastructures et des réseaux nationaux… L’ICDS de ces 16 communes est inférieur à 23%... Autant dire quasiment pas d’accès à l’eau, à l’électricité et aux routes!Dans la région, plus de 4 orientaux sur 10 sont pauvres. Les chiffres concernent la province de Figuig, Jerada et le sud de Taourirt… Soit les frontières nord de ce «Maroc inutile». L’Oriental brasse du «chih» et du «rih» (en darija expression utilisée pour les régions de l’arrière-pays comme Taourirt, Guercif. etc. et veut dire qu’il n’y a rien que du vent et quelques pauvres plantes, et rien d’autre). A Abbou Lakhal, plus de deux habitants sur trois (66,8%) sont démunis! C’est une minuscule bourgade où vivent 1.497 personnes. Elle est tristement talonnée par Boumerieme (62,68% pour 7.488 habitants) et de Maatarka (62,53% pour 8.030 habitants). Les taux sont kafkaïens: au Maroc, il y a donc encore des localités plus misérables que la misère dessinée par les moyennes nationales.Si nous inversons la lecture, dans les six provinces de ce coin du Maroc, il n’y a qu’une toute petite tache jaune: elle veut dire que dans ce coin (Nador, Bni Khaled), le taux de pauvreté est inférieur à 10%. Et tout le reste est supérieur à ce niveau…Cette lecture frappe plus : dans toute cette grande région à plusieurs reprises promise à de grands desseins (plusieurs «plans Marshall» ont été lancés, mais sans suite efficace), il y a des oasis de non-pauvreté, c’est tout.M. Kd

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