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L'OPEP réajuste sa production

Par L'Economiste | Edition N°:1610 Le 26/09/2003 | Partager

. Le cartel reviendra à son niveau d'avant-guerre début novembre L'annonce surprise d'une baisse de la production de brut par les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a fait aussitôt flamber le prix du baril, qui s'était assagi ces dernières semaines, et menace de peser sur la reprise économique.Hier en milieu de matinée, les cours progressaient toujours à New York. Le baril de brut valait 28,49 dollars, alors qu'il avait perdu plus de 4 dollars depuis début septembre.Le cartel a annoncé mercredi dernier à Vienne qu'il réduira sa production de 900.000 barils à 24,5 millions de barils par jour à partir du 1er novembre en raison, notamment, du ralentissement anticipé de la demande au quatrième trimestre. Le cartel veut ainsi éviter un surplus de pétrole au tournant de l'année face à une baisse de la demande. De plus, le cartel a expliqué ce surplus par un renflouement des stocks, une croissance de l'offre des pays non membres de l'OPEP et une reprise des exportations irakiennes. “C'était totalement inattendu”, a constaté Fadel Gheit, analyste de la société Openheimer. Les investisseurs s'attendaient à ce que l'OPEP laisse ses quotas inchangés, et prenne la décision seulement plus tard dans l'année de les réduire.Pris a contre-pied, les investisseurs ont ignoré une nette hausse des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis, même si elle a été tempérée par une légère baisse des stocks de produits distillés. Les analystes ont souligné le côté “préventif” de la décision du cartel pétrolier.“Ce dernier préfère mettre insuffisamment plutôt que trop de barils sur le marché et risquer un surapprovisionnement”, commente la banque Merrill Lynch dans une note.“Ce que le cartel souligne, c'est qu'il pense que le pire est passé en Irak et que la production va maintenant augmenter régulièrement”, a affirmé Bill O'Grady, analyste d'AG Edwards.Il a noté que les estimations de la production irakienne se situent autour de 700.000 à 900.000 barils par jour en Irak, ce qui correspond à la baisse de la production annoncée par l'OPEP. “l'Irak revient sur le marché et il n'ya pas de sous-approvisionnement en pétrole”, a indiqué le ministre émarati du Pétrole, Obeid Ben Al-Nassiri. De leur part, les analystes jugeaient que la baisse de production devrait venir principalement de l'Arabie saoudite, qui “respecte traditionnellement les quotas”, remarque Merrill Lynch, et parce que les autres pays n'ont pas vraiment l'intention de le faire, poursuit Marshall Steeves, courtier de Refco.Pour les analystes de Merrill Lynch comme pour Steeves, il s'agit plutôt d'une volonté de l'OPEP d'optimiser ses revenus en évitant une trop forte baisse des prix.“L'OPEP défend agressivement sa marge de prix souhaitée de 24 à 30 dollars”, note Merrill Lynch.D'après Fadel Gheit, la décision inopinée de l'OPEP a été provoquée par des pressions du Venezuela. “L'OPEP a pris sa décision du jour au lendemain à cause du Venezuela, qui ne peut pas produire trois millions de barils comme avant la grève de décembre dernier, mais ne veut pas l'avouer pour des motifs politiques”, a-t-il affirmé.Synthèse L'Economiste

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