×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Logiciels libres: Les compétences spécialisées absentes

Par L'Economiste | Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

. La vulgarisation de ces logiciels est un véritable parcours du combattant. Seule la formation des techniciens peut aider à leur diffusion“Nous sommes conscients de la difficulté du chemin à arpenter pour propager l’utilisation des logiciels libres au Maroc”. Les partisans de Linux et autres systèmes informatiques libres, réunis à l’occasion des Casablanca Linux Days (CLD) les 5 et 6 décembre au Technopark sont unanimes. La bataille sera rude face aux géants des systèmes sous licences et donc payants. Rappelons que les logiciels libres sont gratuitement téléchargeables sur Internet. Reste que les compétences nécessaires au développement de ces logiciels font défaut. “C’est le plus grand obstacle à franchir pour l’instant. Le manque de compétences sur le marché décourage les entreprises et les administrations à choisir des logiciels open source et freine le développement de ces systèmes au Maroc”, indique Tarik Fdil, membre fondateur de l’Open Source In Morocco (OSIM). Face à ce problème, les responsables de l’OSIM ne comptent pas baisser les bras. Bien décidés à doubler les efforts afin de diffuser l’utilisation des logiciels libres dont Linux, ils viennent de déposer leur candidature pour la gestion d’un centre de formation et de certification. Celui-ci sera destiné à initier les informaticiens aux différentes applications des logiciels libres. “Ce centre sera par la suite habilité à octroyer une certification LPI (Linux Professionnal Institut), une institution internationale de formation en logiciels libres”, ajoute Fdil. Le centre qui élira probablement domicile à Mohammedia sera cofinancé par l’Association universitaire francophone (AUF). Outre la formation, les différentes associations de promotion du Linux, misent sur le lobbying afin de vulgariser ce système auprès des administrations et des entreprises. En effet, depuis 1998, les partisans de Linux multiplient les contacts et les pressions pour décrocher les gros marchés. “Au Maroc, l’essentiel de l’économie repose sur les marchés de l’Etat. Il faudrait donc que celui-ci ouvre ses appels d’offres aux logiciels libres comme dans d’autres pays (Brésil, Australie et très récemment la Chine), afin d’encourager les autres entreprises”, explique Fdil. Manifestement, cette cause commence à se faire entendre. “La Caisse nationale des retraites et assurances (CNRA) ainsi que le Régime collectif des allocations et retraites (RCAR) ont très récemment opté pour Linux en tant que support informatique pour leurs serveurs. Elles économiseront ainsi près d’1 million de DH”, soutient Ahmed Toubali, président de l’Association de développement de l’informatique libre (ADIL).


Antipiratage

Les logiciels open source sont libres et surtout gratuits. Ainsi, face aux coûts exorbitants d’acquisitions des licences, les logiciels libres constituent une aubaine pour tous les pays en voie de développement. Selon Tarik Fdil, le déploiement des logiciels libres au Maroc permettrait également de combattre le piratage grâce à la licence GPL (Général Public Licence). En effet, les utilisateurs se tourneront plus vers ce type de logiciels qui leur offrent des systèmes de qualité et surtout en toute légalité.Naoufal BELGHAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc