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    Culture

    Livre: Comment vivent les filles de Riyad?

    Par L'Economiste | Edition N°:2833 Le 04/08/2008 | Partager

    . L’ouvrage a d’abord été écrit sous forme de blog. Il a fait un grand scandale en Arabie saoudite. Un portrait de la société saoudienne aiséePendant deux ans, ce livre a fait scandale dans la péninsule arabique, surtout en Arabie saoudite, justement parce que c’est là que se situe l’action. «Les filles de Riyad» de Rajaa Alsanea n’est pas un roman au sens classique du terme. Il est une description, peut-être romancée, de la vie de quatre jeunes filles saoudiennes d’une vingtaine d’années, issues de milieux aisés. Elles poursuivent de bonnes études, mais sont tenues de se plier aux tabous sociaux saoudiens... Tabous que le wahabisme veut exporter dans tout le monde musulman. Ces tabous, par exemple, interdisent à une fille ayant fait des études universitaires de signer de son nom son propre acte de mariage. Elles doivent se contenter de signer avec l’empreinte de leur pouce.Mais, curieusement, alors que la prescription religieuse est bien plus forte, ces familles riches ont des caves d’alcool bien remplies.Ce qui a scandalisé les Saoudiens, ce n’est pas l’alcool. C’est que ce qui doit rester hypocritement caché était soudain évoqué et décrit par quelqu’un qui affirmait vivre, jour par jour, toutes ces situations. Vu du Maroc, il n’y a pas matière à scandale: des jeunes filles qui s’arrangent avec leurs amies ou des amies de leur famille, pour rencontrer des garçons... Pas de quoi en faire toute une histoire. Surtout que ces rencontres, sauf une fois, ne vont pas au-delà d’un flirt à peine esquissé. Ces filles, cependant, risquent de devenir des... «filles de mauvaise vie»..., si leurs actes venaient à être connus. Il semble aussi que ces libertés hypocrites soient l’apanage des classes aisées saoudiennes.En fait, c’est la société saoudienne que l’on découvre avec ses incohérences, ses contradictions et, surtout, ses hypocrisies.N. S.

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