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Politique Internationale

L'Institut Français de Tétouan ne fermera pas

Par L'Economiste | Edition N°:515 Le 26/05/1999 | Partager

De notre correspondante, Ilham BERRADA

· Les rumeurs de fermeture alimentées par un problème de local

· Les besoins des Tangérois et des Tétouanais diffèrent


«L'Institut Français de Tétouan ne fermera pas», a affirmé à L'Economiste Jean-François Schaal, directeur de l'Institut de Tanger-Tétouan (IFTT) et attaché culturel auprès du Consulat Général de
Tanger. Depuis que M. Schaal a pris la Direction de l'IFTT en 1997, les rumeurs de fermeture reviennent en force chaque année.
«La volonté du Service Culturel de l'Ambassade est de maintenir quoiqu'il arrive l'Institut de Tétouan, peut-être sous une autre forme», ajoute-t-il. Le problème qui suscite ces rumeurs c'est le local qu'occupe l'Institut Français de Tétouan (IF Tétouan). "Les propriétaires veulent vendre et nous n'arrivons pas à trouver de local de substitution», indique M. Schaal.
Avant 1997, les deux villes du Nord, Tanger et Tétouan, avaient chacune son propre institut. Chaque ville disposait de son budget et de sa programmation. En 1997, les deux instituts fusionnent pour donner l'Institut français du Nord, redevenu depuis peu «pour des raisons de communication», comme l'explique M. Schaal, l'Institut Français de Tanger-Tétouan.

Diffuser la langue


Depuis cette fusion, la politique culturelle dans la ville de Abdelkhalek Torres s'est vue limitée à deux points essentiels: la diffusion de la langue et la documentation. «Nous ne nions pas le déséquilibre qui existe entre Tanger et Tétouan. Les besoins des deux villes sont distincts. Je me refuse à traiter Tanger et Tétouan à l'identique comme s'il n'y avait aucune spécificité», indique M. Schaal.
Tanger, ayant été internationale, garde aujourd'hui cette facette multiple. Elle a donc soif de spectacles culturels. Quant à Tétouan, «c'est davantage un besoin de diffusion de la langue. Pour la programmation culturelle à Tétouan, mon adjoint Jean-Philippe Gabilloux s'en occupe sur place. Il organise des conférences, des expositions ou encore des lectures», dit-il. S'ajoute à cela la programmation qui est faite à partir de Tanger. «Mais il faut dire que le spectacle qui n'a pas d'arrière-fond utilitaire intéresse moins le public de Tétouan», ajoute M. Schaal. Et c'est sur la base du premier Festival de Théâtre Amateur (FETAT) (voir encadré), que se décidera la prochaine politique culturelle à
Tétouan: «monter une programmation et se retrouver avec une salle vide pousse à s'interroger. Et c'est en fonction de la réussite du FETAT à Tétouan que nous développerons le côté programmation. Une fois encore, cet investissement restera proportionnel à celui du public», précise M. Schaal.


Partenariat


L'Institut Français Tanger-Tétouan, ce n'est pas seulement ces deux villes. En effet, la direction est en train de réfléchir à un partenariat avec Asilah, voire avec d'autres villes de la région. Ces conventions de partenariat seraient réalisées avec des associations dynamiques qui géreraient elles-mêmes les locaux et l'Institut apportera son savoir-faire.
L'IFTT participera, par ailleurs cette année, au Festival d'Asilah en invitant des artistes français. La possibilité de création d'annexes a été écartée par M. Schaal, estimant que «ce sont des structures lourdes. Nous préférons travailler dans des conditions beaucoup plus souples».

Ilham BERRADA

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