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L'inflation du foot-Business: 2 milliards de spectateurs

Par L'Economiste | Edition N°:353 Le 09/10/1998 | Partager

Politique de diversification, merchandising, cotation en bourse... Les clubs de football se sont érigés en de véritables industries. Pour le reste, les droits de retransmission télévisée connaissent une ascension vertigineuse et les chaînes à péage font monter les enchères.

Plus de 200 milliards de Dollars, l'équivalent de 1.900 milliards de DH. Non, ce n'est pas le chiffre d'affaires d'une multinationale. C'est purement et simplement l'argent que brasse le foot à travers le monde. Une véritable industrie qui a plus de 200 millions d'ouvriers. Sport roi, le foot est pratiqué par plus de 200 millions d'êtres humains à travers la planète. A ce prix, le football est un business qui attise beaucoup de convoitises. Rien à voir avec ce qui se passe ici.
A l'international, les prix des footballeurs flambent. De Ronaldo (290 millions de DH) à Denilson (320 millions de DH), les montants des transferts dépassent quelquefois le prix d'un Boeing 737. Quant au budget des clubs, autant ne pas en parler. Le club le plus riche au monde, Manchester United, a un budget de plus de 1.496 millions de DH, soit 1,5 milliard de DH pour la saison écoulée. Celui du Bayer Munich, son dauphin, flirte avec le milliard de DH. Véritables entreprises, les clubs sont de plus en plus nombreux à franchir le rubican de la bourse. En Angleterre où l'industrie du foot est la plus florissante, plus de vingt clubs sont cotés en bourse (dont des Equipes de Troisième Division). En Italie, c'est Vicenza, un petit club de province, qui a enclenché le mouvement, bientôt suivi de la Lazio de Rome.

Le dernier mondial du pauvre


En outre, les clubs optent pour des stratégies de diversification des ressources. La billetterie n'est plus qu'une source annexe. D'autres types de recettes ont vu le jour, puis ont explosé. Le merchandising, ou vente de produits dérivés (maillots et gadgets aux couleurs du club) prend de l'ampleur. Barcelone, par exemple, vend même de l'huile de moteur frappé de ses armes. Le comble, les noms des clubs sont quelquefois quasiment assimilées à des marques.
En parallèle, les droits de retransmission télévisée connaissent une ascension vertigineuse et les chaînes à péage font monter les enchères.
Ainsi, selon l'expression du patron des sports à la chaîne française TF1, "France 98 sera le dernier mondial du pauvre". Pour les deux prochains mondiaux, la FIFA, ONU du foot, a concédé les droits mondiaux au groupe allemand Kirch et à la société suisse ISL pour pas moins de 2,8 milliards de Francs suisses (équivalent 15 milliards de DH).
A titre de comparaison, les éditions 1990 et 1994 ont été "bradées" pour une modique somme équivalente à 1,5 milliard de DH.

Tirelires


Les deux lurons espèrent rentrer dans leurs frais en mettant les droits aux enchères pays par pays.
Pour un événement regardé par plus de 2 milliards d'êtres humains, sûr que plusieurs magnats de la télé vont casser leurs tirelires. Les sponsors pulvérisent déjà les leurs. Sur le terrain du marketing, la Coupe du Monde des sponsors a été aussi acharnée que celle des sélections des clubs. Ainsi, Coca-Cola, le roi des soft-drinks, a lancé en décembre 1997, la première campagne publicitaire planétaire autour du Mondial 98 (un spot d'une minute diffusé avant, pendant et après chaque grand match dans une cinquantaine de pays). Adidas et Nike, dans une lutte acharnée, lancent une OPA sur les stars du ballon rond, Ronaldo, Zidane et les autres.

Ghassan KHABER

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