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L'industrie plastique dans la ligne de mire des opérateurs étrangers

Par L'Economiste | Edition N°:621 Le 21/10/1999 | Partager


· L'avenir est aux nouvelles technologies
· Le créneau souffre d'un déficit au niveau de la technicité et du savoir-faire
· Freins à l'investissement: Coûts de l'énergie et des matières premières


Le secteur du plastique est très hétérogène. Il réunit des métiers tournés vers des marchés différents, la matière de plastique étant présente dans tous les domaines (bassines, poubelles, sandales...). Depuis une dizaine d'années, l'activité est représentée par l'Association Marocaine de Plasturgie (AMP).
Pour 1997, les plasturgiens ont réalisé un chiffre d'affaires de 4,6 milliards de DH, chiffre avancé par l'AMP. En Europe, la plasturgie pèse plus de 230 milliards de FF de chiffre d'affaires. C'est dire les opportunités qu'offre le marché marocain et c'est ce que justifie également la présence des opérateurs internationaux du domaine à chaque forum et exposition organisés au Maroc. La plasturgie compte à ce jour quelque 350 entreprises, y comprises celles qui font de la transformation de plastique comme activité secondaire. Près de 90% des sociétés sont des PME/PMI employant globalement près de 25.000 salariés. Elles ont transformé en 1997 quelque 200.000 tonnes de matières premières (dernières statistiques). La production est destinée essentiellement au marché local. Et ce n'est pas tout. Car le secteur est appelé à se développer, notent avec optimisme les opérateurs. En effet, la consommation annuelle des matières premières par tête d'habitant ne dépasse par les 5,5 kilogrammes. En Tunisie, elle a atteint 15 kg/habitant/an, alors qu'en France ce sont près de 70 kg par habitant de matières plastiques qui sont consommés annuellement.
Tout en affichant l'optimisme, l'activité souffre toutefois de quelques freins à l'investissement. A l'instar de leurs confrères dans différents domaines, les opérateurs de la plasturgie relèvent trois facteurs.
D'abord, les coûts élevés d'énergie mais aussi des coûts de matières premières (PVC, polyéthylène, polypropylène...) dépendant tous du cours du pétrole. En second lieu, la disponibilité de la matière première, essentiellement le PVC. Enfin, dernier frein que relèvent les industriels, la mise à niveau des entreprises face notamment à l'avènement de la zone de libre-échange. Il s'agit surtout de l'absence d'un programme qualité.
Sur les 350 entreprises existantes, seules une dizaine d'entre elles sont aujourd'hui certifiées. Dans ce sens, l'AMP mène une grande campagne pour la mise à niveau des entreprises et la formation du personnel. "Le secteur présente un déficit évident au niveau de la technicité et du savoir-faire par rapport aux pays de l'Union Européenne et aussi du Maghreb", soulignent les opérateurs.
"Il est donc indispensable de disposer de filières de formation allant du simple technicien à l'ingénieur".
L'un des grands projets de l'Association, la création d'un centre de formation spécialisé dans les métiers de la plasturgie. Il renforcera le dispositif actuellement mis en place en collaboration avec l'OFPPT et la coopération allemande GTZ et qui consiste en une formation duale dans le domaine de la plasturgie. "Il faut anticiper sur les attentes et les besoins des industriels", est-il indiqué.
Mais la croissance de la consommation pose le problème de la pollution. Même si au Maroc la situation n'est pas aussi alarmante qu'en Europe, les industriels de plastique sont appelés à intégrer des incinérateurs pour les déchets plastiques. Ces opérations coûtent cher et demandent justement une technologie qui n'est pas encore maîtrisée au Maroc. Pour Le LPEE (Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes), la solution idéale serait d'encourager la création de sociétés de collecte et de récupération. A rappeler que la récupération des emballages est un métier développé depuis quelque temps dans le secteur informel.
De son côté, le Secrétariat d'Etat à l'Environnement cherche des solutions environnementales qui se situeraient à tous les niveaux du cycle de la vie du plastique: industriels, collectivités locales et utilisateurs.
Dans tous les cas, la matière plastique est d'un grand apport pour l'industrie, mais son avenir dépend de la capacité des opérateurs du secteur à investir dans l'intégration des nouvelles technologies, note un industriel.


Données chiffrées


- Chiffre d'affaires: 4,6 milliards de DH
- Nombre de sociétés: 350
- Effectif: 25.000 personnes
- Investissement: 3,7 milliards de DH
- Production 200.000 tonnes/an
- Consommation: 5,5 kg/habitant/ an.

Badra BERRISSOLE

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