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L'industrie du cycle menacée : Les droits de douane des CKD sur la sellette

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

Les importations massives licites et illicites de bicyclettes menacent l'industrie locale. A cela s'ajoutent des privilèges douaniers octroyés à une nouvelle rubrique (CKD) qu'envisage de mettre en place le projet de Loi de Finance.


L' A.M.I.C.C.C. (Association Marocaine des Industries du Cycle, Cyclomoteurs et leurs Composants) réagit sur la disposition du projet de Loi de Finances transitoire créant une rubrique tarifaire spécifique aux collections CKD de bicyclettes qui serait soumis à un droit de douane de 17,5%. Les représentants de l'association, qui ne comprennent pas cette mesure, l'interprètent comme "la défense d'intérêts bien particuliers". Ils précisent qu'ils n'ont pas été consultés pour cette disposition, alors que pour des décisions de portées moins importantes, ils sont généralement associés.
Pour les représentants de l'association, "cette décision n'a pour autre objectif que d'encourager l'importation au détriment des fabrications locales".
A cela s'ajoute le problème de définition du CKD (Completely Knocked Down), pour laquelle les Pouvoirs Publics n'ont jamais donné d'éléments. L'Europe ne fabrique plus de cycles, les membres de l'association craignent que sous couvert d'importations en CKD, le marché marocain soit envahi de produits principalement asiatiques et turcs. "Ces importations constituent une menace pour près de 60% des emplois locaux".

En fait, derrière cette disposition, c'est tout le secteur de l'industrie du cycle qui est menacé, alors qu'il s'apprête à mettre sur le marché le "cyclomoteur économique".
Les difficultés rencontrées par le secteur ont une double origine: d'une part, il existe trop d'unités sur le marché et d'autre part, l'activité est fortement concurrencée par les importations licites et illicites. La consommation marocaine est dans le meilleur des cas de 25.000 bicyclettes, dont 30% concentrées sur Marrakech. En 1993, les ventes ont été de 4.895 bicyclettes et, en 1994, elles n'ont pas dépassé 1.000 pièces. Or, la capacité de production des industries locales de cycles est estimée, selon une étude du Ministère de l'Industrie, à près de 10.000 unités, avec une valorisation marocaine d'environ 80%, permettant d'utiliser certaines matières premières bénéficiant elles-mêmes d'une protection douanière.
Mais les entreprises ne tournent qu'à 25% de leur capacité de production. A cela s'ajoutent d'importants droits de douane sur les intrants nécessaires à la fabrication du produit. Les taux varient entre 25 et 35%.

L'importation de bicyclettes en état et payant des droits de douane est taxées à des taux inférieurs à ceux des produits fabriqués localement.
En effet, le cumul des droits et taxes à l'importation des bicyclettes est de 60,5% alors que les pièces détachées non fabriquées localement et les matières premières sont de 78,5%.
De plus, la TVA sur les bicyclettes est de 7%, alors que celle sur les pièces détachées est à 19%.
Déjà en fin 1994, l'association avait réclamé au Ministère de l'Industrie une baisse des droits de douane sur les pièces détachées non fabriquées localement à 2,5% et une hausse de TVA sur les bicyclettes importées à 19%.
"En la matière, l'industrie marocaine a démontré son savoir-faire, puisqu'elle exporte même sa production vers des pays africains.
Elle est également compétitive. Les prix d'une bicyclette pour adulte se situe entre 900 et 1.400 DH".

Fatima MOSSADEQ


Cyclomoteur économique


La mise sur le marché d'un "cyclomoteur économique" bute sur un désaccord avec le fabricant étranger. Le prototype est prêt chez la Simef. Le prix proposé avoisine les 5.300 DH TTC. Le taux d'intégration pour sa fabrication serait la première année d'environ 60% et la seconde près de 75%. La fabrication a été plusieurs fois reportée. "Le fabricant étranger estime que le taux d'intégration ne doit pas dépasser 15%, ce qui est inacceptable pour la partie marocaine".

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