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    Entreprises

    L'industrie chimique tire son bilan

    Par L'Economiste | Edition N°:133 Le 09/06/1994 | Partager

    Les professionnels de l'industrie chimique se sont réunis pour un premier bilan de leur activité après la création de la fédération des industries chimiques.

    L'industrie chimique et parachimique a connu un essor au Maroc ces dernières années. Elle représente 1/3 de la production industrielle globale, emploie 1/4 des effectifs dans l'industrie, compte 1.700 à 1.800 établissements, dont 150 à 300 de taille industrielle. Elle place le pays comme acteur sur le marché mondial, notamment avec les phosphates dont il détient les 3/4 des réserves mondiales. Les accords du GATT lui imposent de nouveaux défis.

    Amélioration des performances

    Le forum de chimie organisé vendredi dernier par la FICP en collaboration avec la Chambre Française du Commerce et de l'Industrie au Maroc s'inscrivait dans cette perspective. La libéralisation et les mesures de relance entreprises comportent quelques lacunes et imposent des corrections concernant notamment la normalisation, la certification des produits, l'assouplissement des procédures administratives.

    M. Mossadaq, secrétaire général au Ministère du Commerce et de l'Industrie loue les efforts consacrés aussi bien par les entreprises privées que les entreprises publiques de la chimie: amélioration des performances, modernisation de l'équipement, concrétisé par un volume important d'investissement (12 milliards de DH), renforcement de l'encadrement et recherche de la qualité. Il salue la création de la FICP "qui vient à point nommé et qui devra servir de locomotive pour un nouveau souffle". Les relations entretenues entre la Fédération et le Ministère du Commerce ont conduit à la mise en place d'une commission mixte chargée d'identifier les contraintes spécifiques aux différentes branches d'activité, et de proposer des moyens d'action. L'accent est mis également sur le renforcement des liens intersectoriels. Le projet du gazoduc Maghreb-Europe pour l'énergie et la chimie devrait servir de nouvel axe de développement. La généralisation de la couverture médicale augmentera la consommation de médicaments, et donc la production de l'industrie pharmaceutique. En matière de pétrochimie, la production de polyéthylène nécessitera l'installation de nouvelles industries.

    Le développement de la recherche

    Quatre groupes du secteur ont été représentés au forum: l'industrie phosphatière, l'industrie pharmaceutique, l'industrie des matières plastiques et l'industrie phytosanitaire. Si le premier occupe une place privilégiée, les autres connaissent des évolutions intéressantes à plusieurs titres. Le commerce international des phosphates accuse une baisse notable. Avec une production de 16,9 millions de tonnes (rapport de 1992), pour les 4 gisements, et des exportations de 9 millions de tonnes. L'OCP reste le premier exportateur dans le monde, en phosphate et en acide phosphorique. Dans le traitement, l'Office obtient une production marchande de 19,2 millions de tonnes. La production des industries chimiques du groupe atteint 2.589.738 tonnes.

    L'industrie pharmaceutique comprend 24 entreprises qui réalisent chacune entre 10 millions et 600 millions de DH de CA, et un investissement annuel de 200 millions de DH. La part de ses produits fabriqués localement est très importante: 80%. Cette branche exporte 8% de son chiffre d'affaires. "L'évolution du secteur se fait beaucoup plus par l'avènement de nouveaux produits, fruits de la recherche et plus chers que par l'augmentation du nombre de boîtes consommées, déclare M. Chawki. Donc une évolution plus importante en valeur qu'en unités". Pour ce qui est de l'industrie phytosanitaire, elle est en revanche très dépendante de l'étranger, les importations en 1992 ont représenté 1990 millions de DH.

    Depuis quelques années les entreprises du secteur tiennent compte du paramètre environnement dans leur développement. Ainsi l'OCP a récemment mis en place un service et un comité environnement qui ont la charge de l'élaboration et du suivi d'un plan d'action pour une meilleure gestion de l'environnement. Il coopère étroitement avec des entreprises et des institutions internationales pour évaluer notamment l'impact éventuel, à moyen et à long terme, du rejet du phosphogypse dans l'Océan Atlantique. Il travaille également sur l'évaluation des incidences des éléments lourds, notamment sur la santé de l'homme et de l'animal. En ce qui concerne l'industrie des matières plastiques au Maroc, l'environnement en est relativement protégé. En effet la part de déchets en matières plastiques dans les ordures ménagères est négligeable par rapport à ce qu'elle est dans les pays développés. Quant à l'industrie pharmaceutique, elle dépend entièrement de l'étranger pour les matières premières. Celles-ci lui arrivent déjà traitées et donc mélangées à d'autres produits qui ont une activité polluante négligeable. Du reste, M. Chawki ne s'est pas beaucoup exprimé là-dessus.

    B.L.

    L'industrie pharmaceutique dans le monde et au Maroc

    Le marché de l'industrie pharmaceutique dans le monde moins l'Europe de l'Est et la Chine est évalué à 1.800 milliards de DH en prix sortie usine hors taxe. On estime qu'il évoluera de 5% par an d'ici l'an 2000. L'Union Européenne intervient pour 1/3 dans la consommation mondiale des produits de ce secteur, suivie des USA avec 30%.

    La consommation du Japon est de 18% et celle du reste du monde 20%.

    Le marché africain est évalué à 40 milliards de DH dont 1/4 pour l'Afrique du Sud, 4,4 milliards DH pour l'Egypte, 2,75 milliards pour le Maroc. La consommation de ces produits est liée au développement économique et à l'accroissement démographique.

    Elle a glissé vers les maladies du 3ème âge, en particulier cardio-vasculaires, avec une part de 16%.

    Une nette amélioration des conditions d'hygiène dans le monde a fait reculer la classe des infectieux à 12 %, alors qu'ils occupaient la 1ère position il y a 20 ans.

    Au Maroc, l'industrie pharmaceutique emploie 3.600 personnes dont 20% de cadres. La consommation au Maroc est de 23% pour les maladies de l'appareil digestif et du métabolisme, de 20% pour les anti-infectieux.

    Les clients de l'industrie pharmaceutique se répartissent comme suit à travers le pays: 7.000 médecins (n'achètent pas mais prescrivent),2.300 pharmacies d'officines, 32.200 lits d'hospitalisation dont 6.000 des centres hospitaliers universitaires de Casablanca et de Rabat. 24 sociétés industrielles livrent 25 grossistes qui eux livrent les pharmaciens, les cliniques et les hôpitaux.

    Autour de cette industrie s'est développée une activité d'articles de conditionnement. Deux usines fabriquent des ampoules, d'autres les cartons et papiers pour emballages, étiquettes, prospectus, d'autres encore le flaconnage et les bouchons.

    Une entreprise fabrique des alvéoles pour suppositoires, une autre les feuilles et étuis en aluminium pour les pommades. Les autres intrants sont le gaz, l'azote, le gaz carbonique, l'oxygène, le saccharose...

    L'industrie pharmaceutique au Maroc est entièrement privée.

    B.L.

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