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Economie

Libye-ONU: Dénouement probable de l'affaire Lockerbie

Par L'Economiste | Edition N°:444 Le 16/02/1999 | Partager

Dix ans après l'attentat de Lockerbie, la Libye a fini par céder. Elle est d'accord sur le principe de jugement dans un pays tiers de ses deux ressortissants suspects. L'embargo pourrait être levé dans 90 jours.


LA médiation de l'Arabie Saoudite et de l'Afrique du Sud entre les Nations Unies et la Libye a eu des "résultats positifs" dans le dossier de Lockerbie. La visite en Libye de M. Kofi Annan, effectuée au mois de décembre dernier, n'a pas abouti a des résultats concrets mais a préparé toutefois le terrain à la médiation.
Le Président libyen, M. Mouammar El Kadhafi, est d'accord sur le principe du jugement aux Pays-Bas de ses deux ressortissants suspects. Toutefois, il demande des garanties de la part de l'ONU. Cette position a été d'ailleurs présentée au mois d'août dernier lorsque le Président Libyen avait manifesté son intention de conclure un accord pour la levée de l'embargo. Mais un désaccord avait persisté sur le choix du pays d'incarcération des peines.
La Libye accepte aujourd'hui que ses deux ressortissants, s'ils sont reconnus coupables, soient incarcérés dans une prison écossaise, mais sous la supervision de l'ONU. Dans les termes de l'accord, l'ONU s'engage à suspendre l'embargo aérien sur la Libye dès l'expédition des deux suspects vers les Pays-Bas. Pour sa part, la Libye demande une levée définitive de l'embargo, en vigueur depuis 1992.

Selon des diplomates proches du dossier, Londres et Washington ont émis un avis favorable pour exclure la Libye de la liste noire des pays terroriste. Ils ajoutent que la levée définitive des sanctions ne peut avoir lieu qu'après une période de 90 jours. Les sanctions internationales dont la Libye a été victime concernent l'embargo aérien et militaire ainsi que sur les équipements pétroliers. Les sanctions portent également sur le gel des avoirs financiers de la Libye.
Pour rappeler les faits de Lockerbie, il faut revenir à la date du 21 décembre 1998. Un avion américain de la Compagnie Panam effectue un vol entre New York et Francfort lorsqu'il explose à 10.000 mètres d'altitude dans le ciel écossais.
L'accident a causé la mort de 259 passagers et membres de l'équipage. A ces victimes s'ajoutent onze habitants du village écossais de Lockerbie. Les survivants témoignent avoir reçu "une pluie de feu liquide" alors qu'ils effectuaient leurs achats de Noël. Après plusieurs enquêtes et interrogatoires, les autorités britanniques et américaines ont accusé Tripoli d'être impliquée dans l'attentat. Les deux suspects objet d'accusation, MM. Abdel Basset El Maghrahi et Amine Khalifa Fhima, sont actuellement en liberté en Libye.


Reprise du partenariat?



Partenaire économique du Maroc, la Libye reste notre 7ème client et 25ème fournisseur. En 1997, la balance commerciale a été excédentaire pour le Maroc de l'ordre de 893 millions de DH. Les exportations marocaines vers la Libye ont atteint, pour la même année, la valeur de 1,2 milliard de DH. Les importations du Royaume, quant à elles, n'ont pas dépassé la valeur de 320 millions de DH.
L'embargo aérien imposé à la Libye n'a pas eu véritablement d'incidents sur les échanges physiques entres les deux pays. Ce sont surtout les échanges de savoir-faire, les visites d'hommes d'affaires ainsi que les flux de la main-d'oeuvre et des capitaux qui ont été perturbés en raisons des difficultés de déplacement liés notamment à l'embargo aérien. Mais ceci n'a pas empêché pour autant les investisseurs libyens de venir au Maroc pour l'achat, entre autres, de l'une des tours de Twin Center. Ce sont surtout les accords de l'UMA qui avaient relancé les échanges avant que la situation ne stagne du fait de l'embargo. Il est à signaler aussi que l'embargo sur la Libye explique pour une grande partie l'échec qu'à connu l'UMA.

Hicham RAÏQ (AFP & MAP)

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