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Politique Internationale

Libye: Les alliés acculés à la solution politique

Par L'Economiste | Edition N°:3509 Le 15/04/2011 | Partager
Après l’impasse militaire, le «processus» politique…
Misrata, seule ville encore rebelle

UN mois après son déclenchement, l’intervention militaire en Libye piétine. L’échec des percées entreprises par les rebelles accule le groupe de contact à rechercher un «processus politique». Mais lequel? Tout reste flou pour l’instant, signe de la difficulté de trouver une issue à la crise. L’impasse militaire sur le terrain risque de conduire à une partition du pays. Le dialogue inter-libyen, confié à l’émissaire de l’ONU pour la Libye, l’ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, Abdelillah Al-Khatib, est au point mort.
L’option militaire ayant démontré ses limites, le curseur est désormais placé sur une «solution politique», «le seul moyen d’apporter une paix durable à la Libye», comme le dit la déclaration finale de la réunion de Doha. Sur place, la coalition «Protecteur unifié» est désemparée: deux pays, la France et la Grande-Bretagne, bombardent à hauteur de 50% les cibles libyennes. Ils sont appuyés sporadiquement par la Belgique, le Danemark, la Norvège et le Canada. L’Italie, l’Espagne et la Suède volent, repèrent des cibles ,mais se gardent bien de frapper, n’ayant pas obtenu le feu vert de leur gouvernement. Il y a ceux qui décollent sans pouvoir ouvrir le feu, tels les Pays-Bas, le Qatar et les Émirats arabes unis, et que les autres alliés accusent d’encombrer les couloirs aériens. Enfin, trois poids lourds ont refusé d’entrer dans la campagne: l’Allemagne, la Turquie et la Pologne.


Partage de la facture


Pour tenter de remettre de l’ordre, Paris et Londres se sont donné rendez-vous hier à Berlin. Les deux pays va-t-en-guerre souhaitent une Otan plus dynamique. L’Otan, empêtrée dans ses procédures, devrait se montrer plus rapide en réduisant «à quelques heures» le délai qui sépare l’identification d’une cible de sa destruction, dit-on de source française. La France a également demandé à ses alliés de l’Otan de mobiliser davantage de moyens aériens contre les troupes kadhafistes. L’Espagne a d’ores et déjà fait savoir qu’elle ne changera ni son dispositif ni sa mission militaire en Libye, en dépit de l’appel des alliés pour qu’elle accroît son engagement. Mais à Paris comme à Londres, le partage de la facture entre aussi en ligne de compte: à 1 million d’euros pièce, les projectiles de précision finissent par coûter cher et la campagne se prolonge indéfiniment pour l’heure.
La stratégie: faire en sorte que Kadhafi soit le plus possible en position de faiblesse, au moment où commenceraient des pourparlers. L’équation politico-militaire tentée par les alliés apparaît comme peu crédible. Quant à Kadhafi, il a repris de sa superbe depuis quelques jours.
Sur le terrain, les forces gouvernementales libyennes bombardent sans arrêt la ville de Misrata qui tient encore tête au régime. La ville assiégée depuis plusieurs semaines par l’armée de Mouammar Kadhafi est située à 220 km à l’est de Tripoli, la capitale libyenne. Elle est devenue le symbole de la résistance rebelle. La seule qui reste.


Karim SERRAJ

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