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Politique Internationale

Libye: L’Otan interpellé

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Paris et Londres l’exhortent à faire davantage
Crainte d’un enlisement du conflit

LA France et la Grande-Bretagne ont pressé, hier mardi, les autres pays de l’Otan intervenant en Libye d’intensifier leurs efforts, sans pour autant parvenir à rallier tous leurs partenaires. Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a déploré que Paris et Londres supportent l’essentiel de l’effort de la coalition internationale. Pour sa part, le chef de la diplomatie britannique William Hague a plaidé pour maintenir et intensifier les efforts au sein de l’Otan en marge d’une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.
De son côté, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a affirmé que l’Otan ne jouait pas suffisamment son rôle. Son pays avait montré beaucoup de réticence à confier à l’Alliance atlantique les rênes de l’opération militaire engagée le 19 mars, avant d’y consentir à condition que les bombardements ne soient pas entravés.
Sans frappes, il n’y a pas de possibilité de desserrer l’étau sur des villes assiégées comme Misrata ou Zenten, a argué Longuet. C’est la première fois que Paris critique ainsi l’alliance depuis que cette dernière a pris le commandement des opérations. Vingt et un sur les 27 pays de l’UE font aussi partie de l’Otan. Au nombre de ceux qui pourraient se sentir visés, deux, l’Espagne et les Pays-Bas, ont mis des avions de chasse à la disposition de l’Otan en les cantonnant au contrôle de la zone d’interdiction aérienne.
Le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires européennes, Diego Lopez Garrido, n’a pas voulu suivre les appels de Paris et Londres. Pour lui, l’action de l’Otan se déroule bien, il n’y a rien à réviser en ce moment. C’est aussi l’avis d’un haut gradé de l’Otan, le général Mark van Uhm, chef des opérations conjointes. L’Italie, elle, a déployé quatre appareils susceptibles de participer à des frappes, mais n’en fait pas encore usage, en attendant un débat au Parlement italien. Son chef de diplomatie Franco Frattini a fait part à Luxembourg, de sa perplexité à propos de la demande franco-britannique. Cependant, Rome n’est pas opposée a priori à participer aux frappes, tout en jugeant que l’essentiel était de minimiser les pertes civiles.
Seuls la Belgique (six F-16) et le Danemark (quatre F-16), parmi les autres pays de l’UE membres de l’alliance, sont réellement actifs aux côtés de la France (29 appareils de différents types), de la Grande-Bretagne (10 Tornado) et de deux autres pays de l’Otan hors UE, le Canada (sept F-18) et la Norvège (six F-16).
Par ailleurs, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a reçu hier pour un entretien en tête à tête son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président du panel de l’Union africaine sur la Libye. Moammar Kadhafi avait accepté l’accord de cessez-le-feu que les insurgés ont, eux, refusé, réclamant le départ du colonel.

F. Z. T.

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