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    Liban: Grève générale sous haute tension

    Par L'Economiste | Edition N°:2771 Le 07/05/2008 | Partager

    . La majorité accuse l’opposition de «politiser» la grève. Un député antisyrien prévoit un mercredi «chaotique»LE Liban se prépare à une grève générale et à des manifestations de rue aujourd’hui, sur fond de graves crises sociale et politique, l’opposition et la majorité disant craindre des dérapages. Hier, face à la grogne sociale et la hausse vertigineuse des prix, le gouvernement a annoncé qu’il relevait le salaire minimum de 300.000 à 500.000 livres libanaises (130 dollars) et accordait une prime forfaitaire mensuelle de 130 dollars aux fonctionnaires de l’Etat et de 95 dollars aux retraités.Mais la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL), la principale organisation syndicale, a immédiatement rejeté les mesures prises par le gouvernement et maintenu son ordre de grève générale pour aujourd’hui, qui sera accompagnée de manifestations à travers tout le pays.La CGTL réclamait l’augmentation du salaire minimum jusqu’à l’équivalent de 600 dollars, alors que les salaires n’ont pas évolué depuis 1996.«Le gouvernement a complètement ignoré les augmentations de salaires pour les employés du secteur privé, qui ont des revenus supérieurs au salaire minimum», a réagi le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, lors d’une conférence de presse.Il a ensuite déclaré que les mesures prises par le Conseil des ministres étaient «insuffisantes» et «de pure forme». Il a réitéré son appel à une large participation à la grève pour réclamer une revalorisation des salaires.Des rassemblements sont prévus sur l’ensemble du territoire libanais, dont l’un se déroulera à Beyrouth à partir de 10h00 locales (07h00 GMT).Ghosn a averti qu’une série de grèves, de sit-in et de manifestations suivraient ceux de mercredi 7 mai, si le gouvernement ne rectifiait pas sa politique.La majorité parlementaire antisyrienne a accusé l’opposition, emmenée par le Hezbollah chiite et appuyée par la Syrie et l’Iran, de «politiser la grève», alors que la CGTL est elle-même divisée entre le camp proche de l’opposition favorable à la grève et un autre préférant le dialogue avec le gouvernement.Plusieurs personnalités de la majorité et de l’opposition ont ainsi exprimé leurs craintes d’un dérapage dans la rue, au moment où l’impasse politique dure depuis plus d’un an et demi. «Comme à leur habitude, le Hezbollah et l’opposition vont instrumentaliser les revendications sociales pour se lancer dans une nouvelle bataille contre la majorité», a déclaré le député antisyrien Elias Atallah, qui prévoit un mercredi «chaotique».Synthèse L’Economiste

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