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L'hôtellerie cherche sa voie

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Beaucoup trop de 4 et 5 étoiles. Les maisons d’hôtes sauvent la mise En quelques années, l’offre hôtelière classée à Fès s’est peu à peu enrichie. Plusieurs hôtels de haut standing -4 et 5 étoiles- ont été construits. Le coût du foncier et les investissements à engager justifient, selon un professionnel du secteur, la création d’hôtels de ce style. Sur la trentaine d’établissements hôteliers que compte la ville, le tiers est classé 5 et 4 étoiles. Le reste est réparti entre les autres catégories. Mais, au regard de cette situation, s’impose la question de l’adaptation de cette offre aux besoins de la clientèle étrangère et nationale. Pour Farid Lahlou, directeur du CRT-Fès, il y a trop d’hôtels 5 et 4 étoiles: «On ne cesse de conseiller à ceux qui veulent investir dans l’hôtellerie à Fès de penser aux 3 étoiles. Ce sont les établissements qui marchent le mieux et assurent le meilleur remplissage. A quoi bon construire un 5 étoiles pour brader les prix par la suite. Ce qui n’est pas bon ni pour l’hôtellerie ni pour la ville». Un avis partagé par Omar Lebbar, président de l’association des maisons d’hôtes de Fès: «Il faut des 2 et 3 étoiles de qualité». Les investisseurs, selon lui, devraient s’inspirer de ce qui se fait en Europe, notamment en France et en Espagne dans ce domaine. «Il ne faut pas miser que sur le haut de gamme alors que nous ne disposons pas de beaucoup d’expertise et de savoir-faire de ce type d’hôtellerie. On n’a pas assez de compétences pour assurer une bonne qualité de services. Tout le monde pense aux murs et au confort, mais rares sont ceux qui pensent que l’élément humain est essentiel pour faire tourner ces établissements. Le résultat, nous avons des 5 étoiles presque vides», ajoute-t-il. Cette situation explique d’ailleurs en partie pourquoi certains établissements, englués depuis quelques années dans des difficultés, bradent les prix. Le taux d’occupation annuel de ces hôtels est très bas en comparaison avec ceux du même standing, situés à Marrakech ou à Agadir. Marc Thépot, directeur général d’Accor Maroc pense qu’il faut à Fès une hôtellerie diversifiée. «Il faut surtout éviter de brader des capacités 5 étoiles en les vendant au prix du 3 étoiles et il faut effectivement développer une offre moyen de gamme -4 étoiles- avec des produits qui intègrent la composante culturelle de Fès», souligne-t-il. Il ajoute qu’il faut également imaginer des produits de séjour adaptés à la clientèle familiale surtout que le marché national est classé en deuxième position après le marché français. . Les riads ont la cote L’offre hôtelière fassie s’est enrichie depuis près de six ans par l’émergence des maisons d’hôtes. L’apparition de ces riads de très haute tenue est un signe, selon Marc Thépot, pour positionner Fès comme une destination haut de gamme culturelle. Outre le renforcement de la capacité hôtelière de la ville, la restauration des vieilles demeures permet de préserver un patrimoine qui était condamné à disparaître. Aujourd’hui, Fès compte une cinquantaine de maisons d’hôtes dont seulement 30 sont déclarées et classées. A ce titre, Lebbar soulève le problème des riads qui opèrent dans le noir. «Les propriétaires, généralement des étrangers, achètent des vieilles demeures, les restaurent et les ouvrent à la clientèle». Côté prix, on n’est pas encore aux coûts faramineux des riads de Marrakech, mais les prix d’acquisition augmentent chaque année avec l’intérêt grandissant des étrangers pour ces demeures. Elles sont vendues de 300 à 400.000 DH. Certains opérateurs avancent le chiffre de 700.000 DH. C’est certain, la fièvre des riads commence à gagner Fès.


Anarchie

L’acquisition des riads et leur restauration, notamment par des étrangers, pour en faire des maisons d’hôtes suscitent le débat à Fès. Omar Lebbar, président de l’association des maisons d’hôtes de Fès reconnaît que cela permet la préservation d’un patrimoine qui tombe en ruine depuis quelques années. Mais, de l’avis de tous, la restauration de ces demeures doit se faire dans les règles de l’art. «La ville est dotée d’un patrimoine de qualité et ses vieilles demeures ont une certaine âme qu’il faut préserver». Même son de cloche chez Farid Lahlou, directeur du CRT Fès. Il souligne que les maisons d’hôtes doivent être encadrées et que les autorités compétentes doivent veiller pour qu’elles soient restaurées à la manière traditionnelle afin de ne pas perdre ces trésors d’architecture . Rachida BAMI

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