×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

L'habitat social coince sur la pénurie du foncier

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Le programme est retardé par l’assainissement foncier. Recherche opérateurs pour douars El Hajja et Doum«Les terrains manquent, ils sont même rares». Ce constat revient souvent dans les discussions avec les responsables de la région de Rabat. Diagnostic également confirmé par le ministère chargé du Logement et de l’Urbanisme. A cette «pénurie» s’ajoute l’assainissement de certains supports fonciers. «Il faut l’accord des départements propriétaires avant d’avoir une dérogation», assure Nabila Merini, directrice régionale de l’habitat et de l’urbanisme de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. A titre d’exemple, le projet de relogement des habitants de douar El Grâa (2.005 ménages), un des plus anciens bidonvilles de Rabat, est bloqué à cause du foncier. «La ville a mis à disposition du projet tous les terrains dont elle dispose mais une partie de la superficie est affectée à la RTM », précise Omar Bahraoui, président du conseil de Rabat qui se dit prêt à un échange avec un terrain situé dans un autre endroit. Bahraoui accuse la direction des Domaines pour sa rigidité. Dans le cas d’El Fath et Chbanat, le Fonds social de l’habitat a débloqué une partie du financement, mais les problèmes du foncier bloquent les deux projets. Dans le cas d’El Fath (227 ménages), le terrain identifié appartient à la Compagnie générale Immobilière, filiale de la CDG. Quant à Chbanat (345 ménages), une dérogation s’avère nécessaire. Une partie du terrain était destinée à la construction d’un établissement scolaire. Dans ce cas, il faut l’accord du ministère de l’Education nationale. En fait, les problèmes du foncier, de la participation financière des collectivités locales et des bénéficiaires se sont soldés par un retard dans l’exécution du programme «villes sans bidonvilles». Les taux de réalisation atteignent à peine 19% au lieu des 25% sur lesquels tablait le ministère délégué chargé du Logement et de l’Urbanisme. Et à ce rythme, l’échéance de 2008 fixée pour éradiquer les bidonvilles à Rabat ne pourrait pas être tenue. A fin 2005, les statistiques relèvent que dans la capitale 1.280 unités(1)ont été construites (contrat ville en faveur de 6.577 ménages), 585 baraques démolies et 529 unités d’accueil réalisées. Le contrat-ville de Salé porte sur 8.134 ménages. A ce jour, 1.441 unités ont été achevées, 652 baraques rasées et 574 unités d’accueil conçues. La préfecture de Skhirate-Témara, qui compte 30.000 ménages résidant dans «des noyaux» de bidonvilles, a eu droit à un contrat partiel (14.845 ménages). L’insuffisance de moyens financiers et fonciers ne permettant pas d’intégrer la totalité dans une seule convention. Au total, 1.829 unités sont prêtes, 1.458 baraques démolies. Les contrats de Khmisset et Tiflet concernent 3.558 ménages. Dans cette zone, 644 baraques détruites, 43 unités d’accueil prêtes et 915 sont en restructuration. Pour les célèbres Douars El Hajja et Doum, les autorités de la ville sont à la recherche d’un opérateur local ou international en mesure d’engager une opération de recasement sous forme de tiroir (axée sur la reconstruction in-site). En revanche, le problème au niveau d’un des plus anciens bidonvilles de la région (vieux de plus de 50 ans), douar El Kora est en train d’être réglé. «Les premières clés ont été remises aux propriétaires relogés sur place», précise Bahraoui, maire de Rabat. Ce douar est encerclé par le célèbre «mur de la honte» qui le cachait des automobilistes qui longeaient la route côtière. Au total, il compte 2.092 ménages vivant dans des logements insalubres ne dépassant pas 37,7 m2.Par ailleurs, le rythme de production de l’habitat social est jugé satisfaisant: la région a enregistré la construction de 12.085 unités (11% du volume national) dont 5.829 ont été réalisées par le privé. Grâce à son implication, l’on table sur la construction de 18.800 unités d’ici 2007.


Blocage des Domaines

«Les demandes de terrains présentées par la ville pour réaliser des jardins publics ne reçoivent aucune réponse», s’étonne Omar Bahraoui, maire de Rabat. Idem pour les requêtes présentées pour des logements destinés aux personnes qui habitent des zones menaçant ruine. «Ce sont de petits terrains (des chutes) qui nous permettent de construire des maisons et chaque fois qu’il y a un problème nous avons la possibilité de reloger les gens», soutient le président du conseil de la ville qui parle de blocage. Il avance aussi «que les demandes qui émanent des ministères ou du secteur privé sont rapidement satisfaites». K. M. -----------------------------------------------------------------------(1) Une unité peut englober plusieurs logements

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc