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L'euro hypothèque la croissance en Europe

Par L'Economiste | Edition N°:1672 Le 29/12/2003 | Partager

. L'OCDE prévoit 1,8% de croissance en zone euros pour 2004L'euro, qui aura cinq ans début janvier, est aujourd'hui victime de son succès.Qu'il s'agisse des échanges commerciaux, des marchés financiers, des réserves de banques centrales ou des changes, l'euro est de plus en plus utilisé dans le monde. En octobre dernier, le marché obligataire de la zone euro a bénéficé d'une entrée nette de capitaux de 13,4 milliards d'euros, et celui des actions d'une manne de 13,1 milliards. A l'échelle mondiale, le volume d'obligations émises en euros de mi-2002 à mi-2003 a même rattrapé celui libellé en dollars. La devise séduit un nombre grandissant de banques centrales pour les réserves de changes, notamment en Asie. Si le dollar domine toujours avec une part de plus de 64%, celle de l'euro est passée à 18,7% l'an dernier contre 16,4% en 2001.Dans le commerce, la proportion des échanges réglés en euros progresse aussi, même si le billet vert fait encore figure d'étalon pour les livraisons de pétrole par exemple. «Près de la moitié des échanges de marchandises et services réalisés par les pays de la zone euro avec l'extérieur sont libellés en euro», souligne la BCE dans un récent rapport, en soulignant que cette tendance s'est accentuée avec l'introduction des billets et pièces dans les porte-monnaie des Européens il y a deux ans. L'arrivée sans heurt de l'euro «concret» en janvier 2002 a beaucoup fait pour asseoir sa réputation. Certes, le taux de change a grimpé de 20% environ depuis le début de l'année, face au dollar, mais cela ne s'est pas accompagné d'un dynamisme économique. En effet, l'OCDE prévoit 2,3% de croissance aux Etats-Unis cette année et 4% en 2004 contre seulement 0,5% et 1,8% en zone euro.La hausse du taux de change a donc des allures «de trompe-l'œil» puisqu'elle doit beaucoup à la décision tacite des Etats-Unis de laisser chuter le dollar pour soutenir leur reprise économique. Par ailleurs, le succès de l'Union monétaire ne s'est pas accompagné de la coordination attendue en parallèle des politiques budgétaires des Etats européens, ainsi que la crise récente autour du pacte de stabilité l'a montré.L'euro n'a pas eu non plus l'effet de levier que ses promoteurs espéraient sur le chantier de l'intégration politique de l'UE. Synthèse L'Economiste

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