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L'euro de plus en plus fort face au dollar

Par L'Economiste | Edition N°:1429 Le 03/01/2003 | Partager

. Jeudi matin, il s'échangeait à 1,0482 dollar. La tendance haussière sera encore plus accentuée, prédisent les expertsL'euro devient de plus en plus fort face au dollar. Jeudi matin, il a continué d'évoluer à son plus haut niveau depuis novembre 1999 face au billet vert, sur un marché des changes peu animé, sous l'effet de la fermeture des places financières japonaises jusqu'à la fin de la semaine. Vers 10 heures GMT, la devise européenne s'échangeait à 1,0482 dollar contre 1,0472 trois heures plus tôt et 1,0492 mardi soir à New York.Le dollar cotait 119 yens contre 119 (inchangé) auparavant et 118,77 mardi soir. «L'euro a terminé 2002 à son plus haut niveau de l'année, à 1,0530 dollar«, a indiqué Rob Hayward, économiste à la banque ABN Amro. «Le fait qu'il ait réussi à franchir des seuils de résistance importants laisse entrevoir une tendance haussière plus accentuée, vers le seuil de 1,100 USD«, a poursuivi cet économiste. «A court terme, le prochain seuil en vue est à 1,0562 USD«, a-t-il précisé. De son côté, Audrey Childe-Freeman, économiste à la Banque canadienne impériale de commerce (CIBC), a souligné que «le marché attend cet après-midi la publication de l'indice ISM du secteur manufacturier aux Etats-Unis après le chiffre très décevant de la confiance des consommateurs américains publié mardi.« La confiance des consommateurs américains, qui portent à bout de bras la croissance de l'économie, a décliné en décembre pour s'établir à 80,3 points, contre 84,9 points en novembre. L'indice s'est dangereusement rapproché de son niveau d'octobre, qui était à 79,6 points, le plus bas depuis novembre 1993. L'euro s'était apprécié dans la foulée au-dessus du seuil de 1,05 USD, à 1,0505. Selon l'économiste de la CIBC, «les analystes s'attendent à voir l'indice ISM repasser au-dessus des 50% en décembre contre 49,2% en novembre«. Le baromètre du secteur manufacturier américain avait chuté en septembre sous la barre des 50%, ce qui signale une contraction de l'activité industrielle. «Toutefois, une progression de l'ISM au-dessus de ce seuil semble un peu trop optimiste, compte tenu de la publication de chiffres américains décevants ces dernières semaines«, a estimé Audrey Childe-Freeman. Dans la zone euro, l'indice PMI des directeurs d'achat du secteur manufacturier a reculé de 1,1 point à 48,4 en décembre, contre 49,5 un mois auparavant, enregistrant sa plus forte contraction depuis janvier 2002. En 2002, le mouvement de hausse de l'euro contraste avec la glissade qu'il a connue dans les mois qui ont suivi sa naissance, face à un billet vert alors souverain. Il avait même fallu l'intervention des grandes banques centrales du monde pour éviter que la nouvelle monnaie ne perde trop de sa valeur. Mais ce qui pourrait sonner comme une revanche est surtout vu par les analystes comme la conséquence de la faiblesse du dollar, qui a reculé face à toutes les principales devises. Il est ainsi au plus bas depuis quatre ans face au franc suisse, la monnaie refuge par excellence en cas de risque de guerre et de forte montée des tensions. «Nous pouvons résumer la situation sur le marché des changes en une seule phrase: le dollar est la plus faible des devises, l'euro la plus forte«, avait indiqué il y a quelques jours Mike Berg, économiste à l'agence de recherche 4Cast, soulignant également la faiblesse des échanges à quelques heures du Nouvel An. «Les tensions géopolitiques avec les risques de guerre en Irak et un éventuel retrait de la Corée du Nord du Traité de non-prolifération nucléaire, continuent de peser sur le billet vert«, a poursuivi cet économiste. De plus, la confiance des consommateurs américains, qui portent à bout de bras la croissance de la première économie du monde, a décliné en décembre, ce qui a également pesé sur le billet vert. Les ménages américains commencent à être déprimés par la situation morose sur le marché de l'emploi. (AFP)

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