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Economie

Les transporteurs de sable en colère

Par L'Economiste | Edition N°:1835 Le 18/08/2004 | Partager

. Ils revendiquent le relèvement du seuil du tonnage….… et en cas d'infraction, le retrait des papiers au lieu de la saisie du camion. Le secteur du bâtiment pris en otageAprès la grève des routiers (transport des fruits et légumes www.leconomiste.com), c'est au tour des camionneurs à benne de prendre le relais… surtout que les pouvoirs publics sont en train d'essayer de mettre le holà au pillage du sable des plages. Depuis le 12 août, un mouvement de débrayage a été observé à Casablanca, Rabat, Salé, Kénitra, ou encore Mohammédia et Bouznika. Les grévistes qui opèrent principalement dans les carrières de sable revendiquent le relèvement du seuil du tonnage. Rappelons que le quota actuel est de 38 tonnes. Les transporteurs souhaitent le relever à 50 tonnes. A l'heure où nous mettions sous presse, des pourparlers étaient en cours avec le secrétariat général du département du transport. Toutefois, toute décision inhérente au tonnage se base sur les prescriptions techniques des constructeurs des camions. Autre revendication des grévistes, le tachygraphe. Selon Mustapha Neguimate, président de l'association nationale du transport, à l'origine de ce mouvement, «les camionneurs revendiquent la révision des sanctions liées aux infractions relatives au mouchard». Pour l'association, au lieu de la saisie du véhicule et sa mise en fourrière, un simple retrait des papiers devrait suffire. Contacté par L'Economiste, un responsable au ministère du transport précise que «cette question relève plutôt du ministère de l'Intérieur». En effet, selon les grévistes, «ce dernier a été auparavant saisi à maintes reprises mais sans aucune suite». Naturellement, le mouvement de débrayage a eu quelques incidences sur certains secteurs d'activité. Il s'agit particulièrement du bâtiment et des travaux publics. Pour Bouchaib Benhamida, président de la Fédération nationale du BTP, le secteur est pris en otage. En raison de la grève, les opérateurs souffrent d'un problème d'approvisionnement d'intrants et de matériaux de construction. «Des transporteurs relevant de sociétés privées opérant dans le BTP ont été malgré eux impliqués dans le mouvement», affirme le président de la FNBTP. Alors que seuls les transporteurs liés à l'exploitation des carrières ont des problèmes avec l'administration. Selon Benhamida, «ce mouvement a eu lieu suite à une campagne menée par le ministère du Transport en vue de mettre de l'ordre dans le secteur». Il s'agit essentiellement de mettre fin à la surcharge des camions à benne transportant le sable. Sur ce registre, les grévistes déplorent la discrimination et autre traitement de faveur. «Nous demandons que la loi soit appliquée à tout le monde sans exception», souligne Neguimate.


Une plainte refusée

C'est essentiellement le BTP qui est en train de payer les pots cassés de ce mouvement de grève. Les transporteurs des sociétés privées opérant dans ce secteur ont été empêchés de poursuivre normalement leur travail. «Ils ont été arrêtés au milieu des routes et même menacés», affirme Benhamida. Toutefois, ils se sont adressés aux pouvoirs publics pour porter plainte. A la surprise de l'un des transporteurs, «les autorités publiques ont refusé d'enregistrer la plainte en avançant qu'il s'agit d'une grève et qu'il n'y a rien à faire tant que le problème n'est pas encore résolu», indique-t-il. Et d'ajouter que les pouvoirs publics doivent agir au plus vite pour mettre fin à cette «anarchie». Meryeme MOUJAB

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