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Entreprise Internationale

Les textiliens français réclament des clauses de sauvegarde

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Les pays visés: Chine, Turquie et Asie du Sud
· Déficit commercial de 9 milliards de FF


L'industrie textile en France traverse en ce moment des zones de turbulences. Le président de l'Union des Industries Textiles (UIT) Georges Jollès vient de demander la mise en oeuvre des clauses de sauvegarde restreignant les importations textiles et d'habillement en provenance d'Asie et de Turquie vers l'Europe. En clair, il demande au gouvernement une protection douanière contre les produits d'origine asiatique. Il souligne l'extrême gravité de la situation de ce secteur en raison de la forte progression des importations asiatiques et de l'alourdissement des charges sociales et du coût du travail. Ces clauses de sauvegarde peuvent être mises en oeuvre, avec l'accord de la Commission Européenne et une majorité d'Etats membres, lorsqu'il est constaté une désorganisation des marchés. Et voilà resurgie la clause sociale qui avait opposé les nations riches et pays pauvres à l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

«Déferlante asiatique»


Depuis septembre dernier, la production textile-habillement s'est dégradée rapidement dans l'Hexagone. Certaines entreprises accusent jusqu'à 50% de réduction de leur chiffre d'affaires et une chute importante des prises d'ordre au début du premier trimestre 99, selon l'UIT. La progression des importations se conjugue par ailleurs avec une forte déflation des prix du fait des dévaluations monétaires en Asie.
L'UIT craint une baisse de la production d'au moins 10% dans l'année et la perte de 23.000 emplois (10% des effectifs), si aucune mesure n'était prise pour soulager le secteur. Les mesures de sauvegarde réclamées visent particulièrement les pays d'Asie du Sud et Sud-Est et portent sur les vêtements, tissus chaîne et trame, tissus synthétiques et tissus de mélange synthétique-coton. La Chine, l'Inde et la Turquie sont les principales cibles des textiliens français en attendant peut-être demain les autres pays à basses charges sociales dont ceux du Maghreb.
La «déferlante asiatique» touche aussi l'Allemagne et l'Italie qui, avec la France, totalisent 65% du potentiel du secteur.
Mais, d'après l'UIT, en France la situation est préoccupante. Elle cumule les effets d'une forte augmentation du coût du travail de l'ordre de 15% en 1997-98. Celui-ci devrait s'alourdir de plus de 27% en 2000 par rapport à 1997 avec les mesures prises sur les 35 heures, alors que l'indice des prix n'augmenterait dans l'intervalle que de 2%. M. Jollès affirme «qu'aucune activité industrielle ne peut se maintenir dans ces conditions».
La filière textile-habillement a perdu 9 milliards de Francs (1FF=1,66 DH) en deux ans malgré une progression significative de ses exportations.

Radia LAHLOU (AFP)

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