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    Enquête

    Les textiliens déclarent la guerre à l'analphabétisme

    Par L'Economiste | Edition N°:575 Le 18/08/1999 | Partager

    · Un programme d'alphabétisation de 60.000 salariés sur 5 ans
    · Les professionnels préconisent des incitations fiscales
    · La moitié des effectifs du textile sont analphabètes


    Une main-d'oeuvre alphabétisée et qualifiée et des techniciens de haut niveau pour relever la productivité. C'est l'une des priorités qui se dégagent du mémorandum présenté par l'Association Marocaine de l'Industrie du Textile et de l'Habillement (Amith) au Premier ministre(1). L'analphabétisme touche la moitié des salariés du textile-confection. Ce taux peut être revu à la hausse compte tenu de la forte présence de l'emploi féminin (60% des effectifs), les femmes étant la catégorie la plus frappée par ce fléau. A noter que l'industrie textile ne fait pas exception. L'analphabétisme au sein des entreprises est un phénomène transversal à l'ensemble du tissu industriel.
    Dans ses objectifs stratégiques, l'Amith escompte améliorer de 10 points le ratio de l'effectif formé dans le système de formation par rapport à l'effectif total de l'industrie. Ce qui implique d'ici cinq ans de passer d'un effectif de 200.000 à 315.000. Les industriels vont s'appuyer sur un programme d'alphabétisation fonctionnelle de 60.000 personnes. L'objectif est de ramener le taux d'analphabétisme de 50 à 10% à l'horizon 2003 dans le secteur. Les professionnels qui qualifient ce projet de "premier dans les annales industrielles au Maroc" espèrent la mise en oeuvre de structures de suivi sur les plans national et régional. Pour consolider son programme de partenariat avec l'OFPPT, l'Amith propose de réformer le système de financement des contrats spéciaux de formation. Il s'agit d'élever le taux de remboursement cumulé de 50 à 80%. L'Association demande par ailleurs le renforcement des moyens accordés aux instituts et centres de formation relevant de la Formation Professionnelle.
    La batterie de propositions relatives à la promotion de la formation comprend également la mise en place d'un cadre social et fiscal incitatif. L'Amith plaide pour une baisse de la pression fiscale sur les salaires des cadres (de 5 à 10%) pour encourager les entreprises à recruter ainsi qu'une exonération sur les prêts de formation.
    Pour appuyer leur argumentaire, les textiliens mettent en avant l'apport stratégique du secteur à l'économie.
    Avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 42,2 milliards de DH l'année dernière, l'industrie de textile et de l'habillement est le premier pourvoyeur des emplois industriels du pays avec plus de 190.300 employés permanents dans plus de 1.600 unités de production que compte le secteur.

    Rachid JANKARI

    (1) Cf L'Economiste du lundi 16 août 1999.

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