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Economie

... Les syndicats suivent

Par L'Economiste | Edition N°:460 Le 10/03/1999 | Partager

· L'UMT approuve la décision du gouvernement obligeant les industriels à restituer la subvention
· Pour l'UGTM, l'argent remboursé doit servir aux logements sociaux
· La CDT n'a pas pris de "position officielle"


Le débat sur le système de la Caisse de Compensation progresse de jour en jour et parvient à toucher les centrales syndicales. Cet intérêt pour la question est venu à la suite de la décision du gouvernement obligeant les industriels utilisateurs de sucre granulé à restituer la subvention. Et c'est l'Union Marocaine du Travail (UMT) qui la première donne son point de vue. En effet, la centrale de M. Mahjoub Benseddik approuve la décision prise par les trois Ministères (Affaires Générales du Gouvernement, Economie et Finances, Commerce et Industrie).
Mais cette réaction se situe en deux temps. En effet, M. Abdellatif Reddadi, secrétaire général du Syndicat National des Industries Alimentaires affilié à l'UMT pense que la décision de remboursement est une mesure rationnelle et juste sur le plan économique.
Cependant, elle ne doit pas être utilisée pour précariser la situation des travailleurs dans les secteurs de l'industrie alimentaire et particulièrement sucrière. Il ajoute que cette mesure doit épargner les travailleurs par toutes les garanties possibles. Le syndicat menace et prévient qu'il s'opposera à toute régression sociale sous couvert de transparence du marché.
M. Abderrazak Affilal, secrétaire général de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), est catégorique: "La mesure décidée par le gouvernement visant à mettre fin à la subvention accordée au sucre utilisé dans la fabrication des limonades, chocolats et autres ne doit en rien toucher au pain quotidien des classes démunies, particulièrement les classes laborieuses". Pour lui, c'est une mesure dont l'incidence sera de l'ordre de 0,047% sur le coût des produits.
Il ajoute que, pour rester fidèle à l'essence du traité tripartite du 1er août 1996 et à la Déclaration du Premier ministre lors de son investiture, il incombe au gouvernement de faire profiter les classes laborieuses de cette mesure. Il s'agit pour le gouvernement de prendre cet argent et l'investir dans des opérations de construction de logements économiques pour les travailleurs.

Et la CDT?


Par contre, la Confédération Démocratique du Travail (CDT), dirigée par M. Mohammed Noubir Al Amaoui, affiche une discrétion. Contacté à maintes reprises par L'Economiste, M. Abdelmajid Bouzoubaâ, numéro deux de la centrale, finit par reconnaître qu'aucune position officielle n'est encore prise. Cela se fera bientôt, dit-il. Pourtant, la décision de restitution est prise depuis plus de deux mois par un gouvernement dirigé par un parti politique très proche de la CDT.

Mohammed CHAOUI

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