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Economie

Les structures foncières vues sous l'angle de la promotion de l'emploi

Par L'Economiste | Edition N°:31 Le 28/05/1992 | Partager

La journée d'étude sur le thème "Emploi et structures foncières", organisée le 14 Mai à l'initiative du Conseil National de la Jeunesse et de l'Avenir (CNJA) et de l'Association des Ingénieurs Agronomes Marocains (AIAM) a réuni tous les acteurs susceptibles de contribuer de près ou de loin au programme d'action en milieu rural.

La question foncière dans le secteur agricole a été abordée jusque là sous l'angle de la productivité du sol qui ne se conciliait pas forcément avec la promotion de l'emploi.
Le paramètre emploi est à prendre comme facteur susceptible de réduire l'exode rural notamment par la création d'emplois agricoles et non agricoles.
Ainsi à l'amont de la production agricole, il s'agit de renforcer les structures d'approvisionnement (engrais, semences produits phytosani-taires), les réseaux bancaires de crédits à l'agriculture...
A l'aval, il s'agit d'instaurer les activités de transformation de la production agricole, de transport et d'implanter des activités de commercialisation.

Au niveau de l'exploitation agricole elle même, il reste à définir la taille de l'exploitation la plus favorable à la productivité du sol et la plus à même de retenir le maximum de familles paysannes à la campagne. M. Taleb Bensouda Koraïchi, Directeur de la Vulgarisation et de la Réforme Agraire (MARA) va plus loin lorsqu'il avance qu'il s'agit "d'offrir de l'emploi à la population rurale et à travers les secteurs amont et aval, à une partie de celle des villes". Le CNJA préconise donc un programme d'action contenant 33 mesures qui iraient dans le sens de la conciliation de l'environnement productif et la recherche d'un meilleur encadrement social.

Ce programme envisage 4 axes d'intervention et notamment le développement d'un système de financement adapté à la réalisation du Programme d'action grâce à une plus grande implication des partenaires.
Au sujet des partenaires, les collectivités locales sont appelées à assurer une mission de sensibilisation et d'information des populations. Les associations professionnelles et les Chambres d'Agriculture ont également été sollicitées.
L'amélioration des structures foncières passe en premier lieu par la mise en place et surtout l'application d'une législation qui freinerait la tendance à l'émiettement. Or, si le législateur a édicté des dispositions allant dans ce sens, leur champ d'application a été restreint. La quasi-totalité du dipositif législatif mis en place en 1969 ne concerne que les périmètres irrigués. Les volets tant structurel, juridique que socio-économique ont fait l'objet de propositions.

Les points sombres relevés autour de la question des structures foncières existent à tous les niveaux. Les entraves majeures à l'amélioration des structures foncières résident dans le fait qu'il y ait une diversité des statuts fonciers et plus particulièrement les statuts collectifs, guich et habous. Les projets de lois sont actuellement en attente d'examen par le Conseil des Ministres.
Aujourd'hui, le secteur agricole est le principal employeur de l'économie nationale. Il occupe 80% de la population, soit un effectif de 4,2 millions de personnes et environ 52% de la main-d'oeuvre.

Le phénomène migratoire touche essentiellement une population active et instruite. La moyenne d'âge de la population migrante est de 20 ans. Les zones d'attraction sont Casablanca-Mohammedia et Rabat-Salé qui accueillent 20% des migrants.
Les causes relevées sont d'ordre structurel et conjoncturel.
La première réside dans un accroissement démographique constant face à des débouchés aléatoires et peu attrayants (penibilité, travaux saisonniers).
La seconde cause est la forte pression sur la terre en l'absence d'autres activités en milieu rural qui se traduit par le morcellement des exploitations et la réduction du revenu qu'elles peuvent procurer.
L'insuffisance des infrastructures de base (eau potable, électricité, routes et équipements socio-éducatifs tels les dispensaires, les écoles, centres culturels et de loisirs) constitue une cause importante.
Le comportement et les besoins des populations jeunes évoluent au fur-et-à-mesure que l'instruction se généralise.

Naïma HADER

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