×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Les secteurs qui animeront la Bourse en 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. La capacité financière cumulée croîtrait de 7,3% . Beaucoup de concurrence en perspective. Une étude de BMCE CapitalL’activité boursière devrait afficher de nouvelles performances en 2006. Après un exercice 2005 des plus réussis, cette année devrait consolider les acquis dans la majorité des secteurs. Mais cela dépendrait d’un bon comportement des grandeurs économiques et financières. C’est ce qui ressort du panorama réalisé par les analystes de BMCE Capital concernant les secteurs-phares représentés à la Bourse de Casablanca. Toutefois, les rédacteurs de l’étude s’inquiètent à propos de la réimposition des plus values boursières. Une mesure qui risque, selon eux, de plonger la place casablancaise dans une crise similaire à celle observée entre 1999 et 2002. Elle risque également de freiner l’engouement des investisseurs étrangers, arabes en particulier, pour la Bouse de Casablanca, considérée comme l’une des plus actives au sud de la Méditerranée. Un point de vue que ne partagent pas d’autres analystes, estimant que cette taxation ne devrait pas dissuader l’investissement domestique en raison du fort potentiel offert par le marché et l’existence de mesures semblables sur les places boursières internationales. En tout cas, les transactions sont significatives depuis le début de l’année. Rien que pour la semaine du 16 au 20 janvier, elles ont dépassé 1,7 milliard de DH. BMCE Capital souhaite, pour maintenir le dynamisme du marché, l’entrée de nouvelles capitalisations dont notamment la Régie des Tabacs et RAM. Le marché s’attend en tout cas à l’arrivée de Risma, le fonds d’investissement d’Accor, Méditel , Les Conserves de Meknès (marque Aïcha) et RMA Watanya. Les analystes prévoient une progression de la capacité financière cumulée des sociétés cotées de 7,3% en 2006 après un redressement estimé à 12,8% une année auparavant par rapport à 2004 (4,4%). Et ce, en raison de “la fin de la période d’assainissement des banques, des sociétés de financement et des holdings”. Dans son examen détaillé des secteurs représentés en bourse, la banque d’affaires prévoit l’accentuation de la bataille commerciale entre les opérateurs du secteur bancaire qui tablent sur “le développement des partenariats stratégiques” et l’élargissement de leur spectre d’activité. Ils sont cependant sur le pied d’œuvre pour assurer la transition aux normes de Bales II, en 2007, à la libéralisation du marché et à la hausse de la TVA sur le crédit logement. Cela se répercute sur la recommandation formulée pour les banques qui est “à conserver” pour BMCI et CDM sur le court et long termes. Attijariwafa bank est aussi “à conserver” mais à long terme, tandis que CIH est à “souspondérer”. Les sociétés de financement devraient, elles, bénéficier du “succès” rencontré par leurs produits innovants, notamment la LOA (Location avec option d’achat) qui a progressé de 25% par rapport à 2004. Elles devraient également capitaliser sur leurs efforts de conformité avec les règles prudentielles de la Banque centrale et l’affiliation de nombre d’entre elles aux ténors bancaires de la place. A l’exception de Diac Salaf et Taslif qui sont à “souspondérer”, les autres valeurs sont “à conserver” à court et long termes. Cette année devrait être riche en mutation pour les assureurs avec le mouvement attendu de concentration qui réduirait le nombre de compagnies à 4 ou 5, selon BMCE Capital. L’événement majeur sera sans doute la libéralisation intégrale des tarifs de l’automobile, déclenchant ainsi une guerre commerciale et marketing entre les grandes compagnies, vu l’importance de ce créneau, sans parler de l’impact de l’ALE avec les Etats-Unis. Toutes les valeurs de l’assurance sont donc “à conserver”, selon BMCE Capital. L’augmentation des cours du pétrole devrait influer positivement sur la marge de raffinage de Samir qui poursuivra son programme d’investissement “Upgrade Project”, la hissant aux standards internationaux dans le domaine d’ici 2008. Les rédacteurs du rapport ne formulent aucune recommandation par rapport au pétrolier.En revanche, dans le secteur minier, Managem et sa filiale SMI ne comptent que partiellement sur l’envolée des cours des minéraux pour développer leur activité. Managem a recentré son développement en Afrique de l’Ouest où elle coopère avec le canadien Searchgold. SMI, pour sa part, bénéficie de ses nouveaux gisements et de l’optimisation de ses ressources. SMI est donc à “surpondérer” à long terme, tandis que Managem est “à conserver”.L’ascension fulgurante du secteur du bâtiment et matériaux de construction, dans un Maroc tout en chantier, booste la concurrence entre les cimentiers d’une part et les sidérurgistes de l’autre. Ce qui risque d’altérer la capacité bénéficiaire des uns et des autres, selon le rapport. En effet, la concurrence s’annonce rude entre Holcim et Lafarge dans la région du centre, au moment où Sonasid et Univers Acier se disputent les ronds à béton. Toujours est-il que la capacité productive des cimenteries croîtra à 15 millions de tonnes d’ici 2008 pour combler la demande ascendante du secteur et faire face à la concurrence turque et arabe, exacerbée par les ALE. Les valeurs des cimentiers et des sidérurgistes sont tous à conserver, selon la banque d’affaires. Alors que Aluminium du Maroc est à “surpondérer”.L’agroalimentaire est aussi à la croisée des chemins avec la normalisation des emballages et l’étiquetage des importations en langue arabe, selon les analystes. Centrale Laitière poursuivra sa stratégie d’innovation pour contrer les produits étrangers, tandis que la concurrence s’intensifie entre Lesieur et Savola dans la filière des huiles. Rappelons qu’en 2005, les deux producteurs avaient donné un avant-goût à leur bataille (cf. www.leconomiste.com). De son côté, Cosumar devrait, selon les analystes, profiter de ses acquisitions pour mettre à niveau ses procédures techniques et informatiques. Les analystes de la banque d’affaires recommandent de souspondérer Branoma, Centrale Laitière et Oulmès et de conserver, en revanche, SBM (Société des Brasseries du Maroc), Cosumar et Unimer. Enfin, le secteur de l’automobile est sérieusement menacé par le démantèlement tarifaire avec l’Union européenne qui risque d’être “assez significatif pour ne plus justifier le montage des véhicules industriels au Maroc”, selon le rapport. En attendant, Logan continue sa conquête du marché marocain et promet de meilleures performances suite au lancement, ce mois-ci, de sa version diesel. Les valeurs automobiles sont “à conserver”, recommande BMCE Capital. Nouaim SQALLI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc