×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprise Internationale

Les retards se multiplient dans les aéroports européens

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· Toutes les grandes plates-formes sont touchées
· En cause: L'encombrement des routes aériennes, l'accroissement du trafic et l'inefficacité des systèmes de contrôle aérien
· Aux Etats-Unis, la FAA décide de réduire l'espacement minimum entre les appareils en vol


Au printemps, les compagnies aériennes invoquaient la guerre du Kosovo pour expliquer les retards dans les aéroports. Mais depuis le début l'été, au grand dam des passagers, le phénomène s'est intensifié au point où le décollage à l'heure relève aujourd'hui quasiment de l'exception.
Selon l'Association des compagnies aériennes européennes citée par l'AFP, 37,3% des vols ont affiché plus de quinze minutes de retard en juin, considéré comme le mois le plus haut de l'année. A la même époque de l'année dernière, cette proportion était à 29%. La dégradation de la ponctualité inquiète les états-majors des compagnies, elles qui ont bâti leur réputation et leur stratégie marketing sur la ponctualité se voient contraintes de trouver des recettes pour apaiser le mécontentement des passagers. A l'origine de ces perturbations, plusieurs facteurs. L'Association Internationale des Transporteurs Aériens (IATA) en recense jusqu'à soixante-dix. En tête de liste, l'encombrement de l'espace aérien. Entre un tiers et un quart des retards sont imputés aux bouchons sur les routes. Mais il n'y a pas que l'encombrement du ciel qui est en cause. Le mauvais temps, les conflits sociaux (la récente grève chez AOM en France entre autres), la surcharge des aéroports et aussi les compagnies elles-mêmes. Dans la bataille de l'optimisation de la recette moyenne unitaire, elles se sont lancées dans une course folle à la densification de leur réseau suivie d'une politique d'augmentation de fréquences. Pendant que le trafic est en progression, 8% de plus attendu cette année, l'espace aérien, lui, n'est pas extensible. Ce qui constitue un cocktail tout indiqué pour asphyxier les aéroports.
Les Etats-Unis, l'autre grand pôle du trafic aérien dans le monde, n'échappe pas au phénomène. Pour les seuls mois de juin et juillet, les vols retardés de plus de 15 minutes (en dessous, on reste dans la norme) s'est établi à 43.000, en augmentation de 35%. Conséquence: des manques à gagner de plusieurs dizaines de millions de Dollars aux compagnies.
Au cours des six premiers mois, le numéro un américain et mondial, United Airlines, a dû annuler plus de 16.000 vols, ce qui lui a valu une perte sèche estimée entre 10 et 20 millions de Dollars par mois. Son challenger American Airlines a, lui, procédé à l'annulation de 8.500 vols.
Des deux côtés de l'Atlantique, les dirigeants des compagnies mettent en cause l'incapacité du système de contrôle aérien à assurer une utilisation optimale des aéroports et des routes aériennes.
La FAA, l'autorité de régulation du transport aérien aux Etats-Unis n'a pas tardé à réagir. Elle vient d'assouplir les restrictions sur l'espacement minimum entre appareils en vol. A Casablanca, les compagnies prétendent ne pas subir des effets collatéraux des perturbations actuelles en Europe. On aimerait bien les croire.

Abashi SHAMAMBA (AFP)


Le classement


C'est l'aéroport de Milan-Malpensa en Italie qui occupe la peu glorieuse dernière place en matière de ponctualité: près des trois quarts des vols y sont retardés en moyenne de 52 minutes. Il est suivi par Barcelone et Madrid (avec respectivement 64,2% des vols en retard de 59 minutes et 57,4% des vols retardés de 57 minutes). Viennent après dans l'ordre Rome, Munich, Milan Linate, Paris Roissy (43% des vols accusent un retard moyen de 42 minutes), Athènes, Lisbonne, Bruxelles, Genève, Paris Orly, Francfort avec près de 36% des vols retardés en moyenne de 42 minutes, Zurich, Amsterdam, Istanbul, Düsseldorf, Manchester, etc. L'aéroport le moins encombré est celui de Copenhague (Danemark) avec moins de 1/5ème (18,6%) des vols en retard de 38 minutes.

A. S.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc