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Les retards de paiement: Danger!
Les collectivités locales font des misères aux hôteliers

Par L'Economiste | Edition N°:1610 Le 26/09/2003 | Partager

. Certaines créances remontent à…1998. Le plan de règlement adopté en juillet est resté lettre morteLes entreprises touristiques avaient tout à craindre du ralentissement de l'activité sur le comportement de paiement de leur client, notamment les tour-opérateurs. Entre la guerre de l'Irak, le Sras et la peur de voyager, tous les ingrédients étaient réunis. Il s'avère pourtant que l'hôtellerie, colonne vertébrale du secteur, n'a pas subi de gros dégâts. C'est une petite surprise, car on pouvait craindre le pire. Par ailleurs, la question du règlement qui empoisonnait jadis les relations entre exploitants d'hôtels et agents de voyages n'est plus un motif d'inquiétude. Globalement, les échéances sont plus ou moins respectées, reconnaît un gérant d'un quatre étoiles à Marrakech. Entre-temps il est vrai, les deux professions ont appris à se parler et les hôteliers ont érigé des garde-fous. Fini donc l'époque où une liste noire de tour-opérateurs et d'agences de voyages circulait dans les pôles touristiques du Royaume. Si l'hôtellerie a aujourd'hui moins de souci avec les correspondants des tour-opérateurs étrangers, on ne peut pas en dire autant avec la clientèle des administrations. Les préfectures, les Conseils de région, les communes et les wilayas font des malheurs aux hôteliers. Non seulement, elles ne règlent pas à temps leur facture, certaines administrations réclament une ristourne sur le montant pouvant aller jusqu'à 20%. Le montant d'impayés au titre de prestations hôtelières auprès de ces administrations est estimé à plusieurs dizaines de millions de dirhams. Le dernier décompte faisait état d'une créance située entre 50 et 85 millions de dirhams. Ce sont surtout les unités quatre-cinq étoiles (mais pas uniquement) dans les grands centres urbains qui sont victimes. De Casablanca à Marrakech en passant par Rabat, la profession se mobilise sans grand résultat pour l'instant. . Impossible de provisionnerLa situation est très variable d'un établissement à l'autre. Les créances vont de 50.000 à 5 millions de dirhams. Le hic est que, ce sont souvent de très vieilles factures. L'âge moyen de la créance est de plus de 36 mois. Mais il y a pire. Un hôtel quatre étoiles à Casablanca attend paiement de sa facture de 440.000 dirhams depuis soixante mois. Le comble, c'est que sur le plan fiscal, il est impossible de se couvrir par des provisions au nom du principe de l'infaillibilité de l'Etat et de ses démembrements. Pendant ce temps, les hôteliers doivent recourir aux avances bancaires pour financer leur exploitation et payer les impôts. Ce dossier d'impayés ne date pas d'aujourd'hui. Il y a deux ans, la question avait déjà été soulevée au Parlement. Les pouvoirs publics avaient à peine écouté. Ce n'est que récemment, début juillet dernier, après une réunion au sommet entre la profession hôtelière et le Premier ministre qu'un échéancier de règlement avait été adopté. D'après ce schéma, les arriérés de 1999 devaient être régularisés avant la fin du mois de juillet dernier et les impayés de 2000, 2001 et 2002 avant la fin de cette année.Où en est-on aujourd'hui? A Marrakech, les hôteliers affirment n'avoir reçu aucun règlement malgré les promesses. «On nous a dit de patienter jusqu'après les élections», s'étonne un patron d'une unité hôtelière. Idem à Casablanca où les opérateurs attendent toujours leur chèque. A l'origine l'accélération de règlement des impayés était censée soulager les entreprises touristiques afin qu'elles puissent passer sans douleur le creux conjoncturel provoqué par le ralentissement du marché mondial du tourisme. L'antalgique tant attendu n'est jamais arrivé. A. S.

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