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Economie

Les relations économiques entre le Maroc et le Japon de 1990 à nos jours
Par Samir HILAL*

Par L'Economiste | Edition N°:1571 Le 29/07/2003 | Partager

Depuis 1990, les relations économiques entre le Maroc et le Japon comprennent les échanges commerciaux bilatéraux et les investissements japonais au Maroc.Les échanges commerciaux entre les deux pays durant cette période ont été caractérisés par l'excédent de la balance commerciale au profit du Maroc, qui a atteint son plus haut niveau en 1995 en enregistrant 2.024.735.000 DH. Ce déficit est causé par la faiblesse des exportations japonaises au Maroc par rapport aux importations.Ainsi, la part du Japon dans le commerce extérieur marocain demeure faible. Les exportations marocaines à destination du Japon sont dominées par les produits halieutiques et le phosphate, alors que les importations se sont limitées dans la plupart des cas aux voitures, navires et quelques produits manufacturés. . LaxismeLa faiblesse des échanges commerciaux entre le Maroc et le Japon est due à l'insuffisance du cadre juridique et au manque de volonté de la part des Marocains de prospecter de nouveaux marchés. L'accord de 1961 (et le protocole additionnel à cet accord de 1966) est le seul accord commercial conclu entre les deux pays, c'est un accord classique qui n'accorde pas d'avantages préférentiels aux deux parties. De leur côté, les autorités marocaines n'envisagent pas de créer une zone de libre-échange avec le Japon, alors qu'un projet d'accord de cette nature ne peut être bénéfique qu'à ce dernier à cause de sa puissance économique et la grande compétitivité de ces produits dans les marchés internationaux, tandis que le secteur privé marocain ne donne pas assez d'importance aux marchés asiatiques en général. C'est ainsi que ce secteur est resté absent des relations commerciales entre le Maroc et le Japon car, selon un responsable du ministère du Commerce extérieur, il n'a pas tiré profit de certains avantages qu'offre le Japon à ses partenaires parmi les pays en développement où on trouve peu d'entreprises marocaines qui ont bénéficié du système généralisé des préférences (SGP)(1). Certains considèrent même que l'entrée au marché japonais est un risque pour les entreprises marocaines à cause de l'ignorance de ce marché, par contre, les 127 millions de personnes que compte la population du Japon et dont le pouvoir d'achat est très élevé rendent le marché japonais plus attractif et permettent d'acheter un nombre diversifié de produits marocains. Par exemple, les roses marocaines trouvent une grande concurrence face aux roses hollandaises dans le marché européen, le Japon pourrait constituer une alternative pour le Maroc, sachant que le Japon est un grand consommateur de ces produits. Au niveau des investissements, le Japon est resté faible et irrégulier. L'année 1997 constitue un record pour le Japon en investissant une valeur de 766.700.000 DH(2) suite à l'achat par la Banque japonaise Numura des actions de la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE Bank) d'une valeur de 744.300.000 DH.Les investissements japonais au Maroc ne sont pas variés et se limitent parfois à un seul secteur comme le secteur bancaire ou la pêche. Le secteur privé japonais est resté loin de la privatisation que connaît le Maroc, car aucune participation du Japon n'a été enregistrée dans ce domaine. Les investissements étrangers au Maroc restent dominés par le flux de capitaux venant de l'Union européenne, les Etats-Unis d'Amérique et les pays du Golfe qui se distinguent par leurs diversités et couvrent de nombreux secteurs.La faiblesse des investissements japonais au Maroc a pour cause, d'après certains responsables marocains, à la faiblesse du secteur privé marocain, qui devrait promouvoir l'image du Maroc au Japon. Selon l'ancien directeur des Affaires asiatiques et de l'Océanie au ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, les autorités japonaises ne sont pas responsables de la faiblesse des investissements japonais au Maroc. Au Japon, les investissements sont une affaire du secteur privé, ce dernier s'intéresserait plus au Maroc si on lui offre les garanties juridiques et administratives nécessaires.Les Japonais ont évoqué, à travers plusieurs rencontres entre les représentants du secteur privé dans les deux pays, les problèmes que rencontrent les investissements japonais au Maroc. Selon eux, le Maroc devrait avoir une stratégie à long terme basée sur la confiance mutuelle entre les hommes d'affaires marocains et leurs homologues japonais au moment où l'intervention de l'Etat restera indirecte. D'après les responsables du plus grand rassemblement des hommes d'affaires au Japon Keidanren, le Maroc devrait avoir un bureau permanent au Japon pour assurer des relations stables entre investisseurs marocains et japonais, cependant, les conférences organisées pour encourager les investissements japonais au Maroc n'ont pas réalisé les résultats estompés.


Le Maroc encore loin

La part marocaine dans les investissements extérieurs japonais demeure faible. A titre d'exemple, les investissements japonais dans le monde en 1996 se sont élevés à 100 milliards de dollars, dont 900 millions dans les pays africains, alors que le Maroc n'a bénéficié que de 30 millions de dirhams.---------------------------------------------------(1) Le système généralisé des préférences du Japon, mis en application depuis le 1er août 1971 et valable jusqu'au 31 mars 2001, prévoit un traitement préférentiel pour certains produits provenant de 147 pays et 25 territoires bénéficiaires.(2) Les statistiques relatives aux investissements japonais au Maroc sont établies par l'Office des Change.* Chercheur en sciences politiques et dans les relations maroco-asiatiques, Faculté de droit, Agdal-Rabat.

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