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    Economie

    Les projets nucléaires réactivés

    Par L'Economiste | Edition N°:506 Le 13/05/1999 | Partager

    · L'AIEA donne un coup de pouce au projet de la centrale de dessalement d'eau de Tan-Tan
    · L'objectif est d'avoir d'ici 2010 un réacteur 200 mW pour dessaler les quantités d'eau nécessaires aux besoins d'environ 160.000 personnes

    "La visite de M. Mohamed El Beradie, directeur général de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) a une signification hautement politique et symbolique", déclare M. Youssef Tahiri, ministre de l'Energie et des Mines. Elle devrait permettre au Maroc d'avoir l'aval de l'opinion internationale sur les projets liés au nucléaire. Il est vrai que cette source d'énergie fait peur et ses usages militaires sont très contrôlés. Le Maroc est signataire de seize accords dans ce domaine. Aussi, l'usage du nucléaire ne peut-il être que pacifique. Il est destiné à des fins de développement socio-économique.Le ministre de l'Energie, à travers cette visite qui a eu lieu les 11 et 12 mai, cherche à augmenter la coopération entre le Maroc et l'AIEA. Il existe d'ailleurs une association d'ingénieurs en nucléaire qui compte pas moins de 150 cadres. Au Maroc pour l'heure, l'atome est exclusivement destiné à contribuer à régler les problèmes d'eau et d'énergie, notamment dans les provinces du Sud. La réalisation d'une centrale de dessalement de l'eau de mer par voie nucléaire à Tan-Tan doit faire partie de la phase expérimentale. L'unité-pilote utilisant un réacteur chinois de type NHR 10 de 10 mW aurait une capacité de production de 8.000 m3/ jour. Le coût du m3 d'eau dessalé est évalué à 2,7 Dollars environ. L'unité, elle est estimée à environ 40 millions de Dollars. La visite de M. Beradie devrait donner un véritable coup de pouce au projet. "L'objectif est d'avoir d'ici 2010 un réacteur 200 mW pour des-saler les quantités d'eau nécessaires aux besoins d'environ 160.000 personnes", précise M. Tahiri. Le nucléaire est encore à l'état embryonnaire au Maroc. Cependant, différents projets sont en cours d'étude et de réalisation. Cette source d'énergie pour la production d'électricité, compte tenu du dimensionnement des unités rarement en dessous de 900 mW, avait renvoyé ce type de projet aux calendes grecques. En réalité, un premier projet était à l'étude avec Sofratom et l'AIEA entre 1984-1992 pour la construction d'une centrale à Essaouira visant la production d'électricité nucléaire. Le dossier d'appel d'offres avait été préparé, mais la taille du réseau et de l'unité ne prévoyait un tel apport en électricité qu'à partir de 2010. Le risque à l'époque était d'être trop dépendant d'une centrale d'une portée stratégique pour l'approvisionnement en électricité. Actuellement, le raisonnement est dépassé avec l'interconnexion.
    Autre projet, le réacteur du Centre National de l'Energie, des Sciences et Techniques Nucléaires (CNESTEN). D'une taille de 3 mW, celui-ci est destiné à la recherche et à la radioprotection à Rabat et Kénitra. Selon le directeur du Centre, M. Khalid Médiouri, celui-ci sera opérationnel en 2001.

    Fatima MOSSADEQ

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