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Les professionnels voient la vie en rose

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. 17,5% de progression pour l’année 2005. Plus de 40 marques en compétitionPrésident de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) depuis 1999, Mohammed Larhouati, d’autre part directeur général du groupe Auto Hall, s’apprête à diriger son 3e Auto Expo Maroc consécutif dont c’est la 5e édition cette année (du 12 au 21 mai 2006). Il se livre à une radioscopie du secteur automobile dont tous les indicateurs sont au vert.. L’Economiste: Auto Expo 2006 revêt-il une particularité?- Mohammed Larhouati: Oui, sans aucun doute. Nous avons le privilège de bénéficier du Haut patronage royal. Cela nous honore, c’est aussi un message fort qui est adressé au secteur. Cela nous oblige d’être à la hauteur de cette marque de confiance. En outre, en plus de ce parrainage, l’édition 2006 accueillera un hôte de choix en la personne du Premier ministre qui sera présent samedi 13 mai (à partir de 10 heures) à l’inauguration. Toute l’équipe de l’AIVAM est très touchée par ces gestes de sympathie et de reconnaissance. Au nom de tous les membres de notre association, je remercie Driss Jettou qui s’est toujours montré sensible au secteur.. Lorsqu’il a assuré le portefeuille de ministre de l’Industrie…- Tout à fait. C’est lui qui a engagé la restructuration du secteur automobile en 1990. Nous lui devons la voiture économique, ce qui a fait émerger une industrie de sous-traitance compétitive. Son travail ne s’est pas arrêté là puisqu’il est à l’origine de la réduction des droits de douane dans le but d’élargir l’offre sur le marché et de l’introduction de la rigueur au niveau de l’encadrement de la voiture d’importation. Si hier nous importions 80.000 véhicules d’occasion, aujourd’hui nous en sommes à 14. 000. C’est dire l’efficacité des actions entreprises!. Ce marché national, comment se présente-t-il?- En 2005, il était de 70.000 véhicules neufs (56.000 voitures, 8.000 utilitaires et 5.500 poids lourds) et de 14.000 véhicules d’occasion importés. Ces chiffres représentent une progression de 17,5 %. Comme en 2004 (11%), c’est une croissance à deux chiffres. On peut donc en déduire que le secteur se porte bien et que les professionnels jouissent d’un vent favorable, mais nous considérons que nous n’avons pas encore atteint notre but. . Quel est-il?- Notre association s’est fixée comme mission de promouvoir la mobilité des personnes et des marchandises, car nous sommes convaincus que c’est un facteur important pour la croissance économique. Sur les 30 millions d’habitants que compte le pays, seulement 1,7 million possèdent un véhicule. Cela fait 50 véhicules pour 1.000 habitants. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le potentiel de croissance est énorme. Cela explique d’ailleurs l’intérêt suscité par les constructeurs pour être présents au Maroc.. Combien sont-ils précisément aujourd’hui?- Plus de quarante! Il existe une vraie compétition sur le marché même si on ne se bat pas tous pour le même créneau. Le fait que l’environnement soit de plus en plus concurrentiel est une excellente chose pour les consommateurs car nous assistons à une compression des prix. Chaque marque fait valoir ses atouts, et c’est tout le secteur qui se voit tirer vers le haut. L’accessibilité au financement a été également déterminante pour la relance de la consommation car elle a permis à des milliers de personnes d’accéder à l’automobile.. Les sociétés de financement jouent-elles pleinement leur rôle ? De quelle nature sont vos relations?- Elles participent activement au «boom» que connaît le secteur. Aujourd’hui, les crédits s’étalent jusqu’à 48 mois et le financement peut atteindre 100% du montant du produit. De plus, les grands projets structurants comme les programmes autoroutiers les encouragent à maintenir une présence accrue et qui ira crescendo. Il faut noter également que cette dynamique est territoriale et ne se réduit pas à l’axe Casablanca-Rabat. De nouveaux besoins ont été créés dans des endroits très retirés. C’est une réalité dont il faut tenir compte. . Quel est le «profil» du consommateur?- Ce sont des nouveaux ménages, des entreprises fraîchement créées ou encore, des primo acquéreurs. Le taux de remplacement reste très faible, ce qui explique l’âge avancé du parc automobile. La majorité des véhicules ont plus de 10 ans d’âge! Pour ce qui est de la promotion du marché, l’AIVAM multiplie les efforts afin d’élargir la demande, de vulgariser la culture automobile et de faire du véhicule un outil commun. Une politique rigoureuse axée sur la protection de l’environnement (pollution) par, entre autres, le renforcement des contrôles automobiles, permettra de rafraîchir le parc et de stimuler les ventes.. Disponibilité et qualité du carburant constituent-elles un handicap?- Non. Par rapport à l’Union européenne (UE), nous sommes au niveau des normes Euro 2. Pour les moteurs diesels, il a été introduit sur le marché le carburant 350 PPM qui est un produit intermédiaire car la finalité est d’arriver à un carburant 50 PPM. Je sais que la Samir travaille actuellement dans ce sens. De toute façon, le Maroc est dans l’obligation d’être en adéquation avec les exigences internationales. On ne peut pas continuellement s’approvisionner dans des pays qui respectent des normes sans que nous y adhérions. La seule inquiétude, c’est que nous allons être obligés de retirer ou de dénaturer le diesel «traditionnel» pour que son utilisation soit destinée au secteur agricole ou encore celui de la pêche.


Auto Expo Maroc, en chiffres

CRÉÉ en 1998, le salon Auto Expo se tient tous les deux ans et attire pas moins de 100.000 visiteurs. L’édition 2006 qui se déroulera à la Foire internationale de Casablanca abritera pas moins de 70 exposants qui représenteront plus de 50 marques (auto et moto) sur 20.000 m2 de surface. Coût de l’opération: 30 millions de dirhams. «Trois raisons majeures justifient l’organisation de cette manifestation d’envergure. Tout d’abord, elle permet de présenter les dernières nouveautés au grand public, de développer la culture automobile auprès de la jeunesse et de rassembler dans un lieu commun l’ensemble de nos partenaires (pouvoirs publics, professionnels, sociétés de financement, médias…) durant une dizaine de jours».Rachid HALLAOUI

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