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Economie

Les prisonniers pour délit financier prédominent

Par L'Economiste | Edition N°:1835 Le 18/08/2004 | Partager

. Agressions, atteintes à la sécurité, mœurs… le classement des délits. En 2003, 32 détenus se font la malleLES derniers chiffres de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion concernant la situation des prisons sont intéressants à plus d'un titre. Ainsi, le nombre des détenus entrant dans les 53 établissements pénitenciers que compte le Maroc a connu une baisse de 6,06% en 2003. Il a atteint 82.537 personnes contre 87.865 en 2002. Autre baisse, celle du budget de l'Administration pénitentiaire. Il s'est établi au cours de 2003 à 307 millions de DH, dont 197 millions consacrés à la gestion. Ce qui constitue une baisse de 5% par rapport à l'année précédente. Mais le chiffre qui surprend le plus, c'est celui des évadés. Bien que l'Administration pénitentiaire se réjouisse de la baisse enregistrée à ce niveau, 32 détenus ont pu fuir les geôles en 2003. Surtout lorsqu'on sait que la majorité des évasions ont eu lieu dans des chantiers externes, ou encore à partir des établissements pénitentiaires mêmes. La population carcérale, qui s'établissait à fin décembre 2003 à 54.542 détenus dont 1.499 femmes, est constituée en premier de personnes emprisonnées pour délit financier. Suivies par les détenus pour des délits prévus par des lois spéciales et les détenus pour agression. Viennent ensuite les auteurs de délits atteinte à la sécurité et à l'ordre public. Enfin, on retrouve les auteurs de violations du code de la famille et atteinte aux mœurs et les détenus pour d'autres délits. Le rapport de l'Administration pénitentiaire permet aussi d'avoir une idée sur le niveau intellectuel des détenus. Ainsi, 148 détenus sont de formation universitaire, 151 ont atteint le secondaire et 892 ont un niveau d'enseignement fondamental. Mais aussi, 937 détenus sont de formation professionnelle et 2.634 suivent des cours d'alphabétisation. Le volet formation compte beaucoup. Ainsi, et outre les soins de santé, les détenus bénéficient de services sociaux éducatifs portant notamment sur les programmes d'alphabétisation, de formation professionnelle ainsi que des possibilités de poursuivre leurs études. D'ailleurs, c'est ce qui a permis à onze détenus d'obtenir une licence en 2003, un doctorat en littérature pour un autre détenu, et pour neuf autres, des diplômes d'études universitaires approfondies. Côté ressources humaines, le secteur compte 5.151 personnes, soit une moyenne d'un fonctionnaire pour près de 11 détenus. Ces cadres bénéficient eux aussi de formations. Et ce, dans les domaines juridique, des droits de l'homme, de sécurité pénitentiaire et même en psychiatrie.Houda BENBOUYA

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