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Les prévisions de Morgan Stanley, Chemical Bank, IIF, Salomon Brothers : Les analystes internationaux optimistes pour 1996

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

La reprise sera au rendez-vous en 1996, selon la Banque Mondiale et de nombreux autres experts étrangers. Si certains d'entre eux n'encouragent ni ne découragent les investisseurs à placer leurs fonds au Maroc, ils estiment toutefois que le pays reste attractif puisque disposant de fondamentaux économiques solides.


En dépit des mauvaises performances économiques attendues cette année, le produit Maroc ne semble pas s'être détérioré outre mesure. Pourtant, la tranche A de la dette a connu une correction "dramatique", selon l'expression de Salomon Brothers, en raison notamment de la sécheresse.
Quoi qu'il en soit, les appréciations des experts internationaux sur le Maroc restent globalement positives. Ainsi, la Chemical Bank affirme qu'elle continue de le voir comme un pays disposant de solides fondamentaux et Morgan Stanley soutient qu'il reste crédible en termes de progrès et de développement économiques. Il est à noter que ces appréciations datent d'avant la publication par MEED de l'article "Investors warned of Morocco"(1). La revue britannique rapportait que Baring Securities, le plus grand courtier mondial sur les marchés émergents, conseillait à ses clients d'éviter le Maroc.
Selon Morgan Stanley, le PIB (produit intérieur brut) devrait se contracter de 6,5% cette année. Une prévision qui correspond à celles établies l'été dernier par l'Institute of International Finance (IIF) et plus récemment par la Direction de la Statistique. En raison de la sécheresse, qui a entraîné une baisse de 56% de la récolte cette année par rapport à la campagne précédente, rappelle Oxford Analytica, le gouvernement s'est vu dans l'obligation de réviser ses prévisions. En septembre, il tablait encore sur un taux de croissance entre -5 et -4%.

Avec une pluviométrie normale en 1996, Morgan Stanley et Salomon Brothers considèrent que le Maroc pourra se remettre des contreperformances de cette année. A en croire Salomon Brothers, deux événements vont avoir des retombées positives à court terme sur la dette marocaine. Il s'agit d'une part de la conclusion des accords de pêche et d'Association avec l'Union Européenne et, d'autre part, des premières pluies, sachant par ailleurs qu'elles sont nécessaires entre décembre et mars pour assurer une bonne récolte.
Tout comme Morgan Stanley, Salomon Brothers, l'IIF et le Centre Marocain de Conjoncture s'attendent eux aussi à une reprise de l'économie marocaine en 1996(2). Les taux de croissance prévus sont respectivement de 2,7, 5 et 8,4%. Plus optimiste est la Banque Mondiale qui table sur un PIB en hausse de 9%.
Les écarts entre les trois premiers taux s'expliquent par la nature des hypothèses retenues. Ainsi, Salomon Brothers a dressé ses estimations sur la base d'une année agricole moyenne, alors que l'IIF s'appuie sur une récolte céréalière normale (45 à 65 millions de quintaux).
Pour sa part, le CMC s'est basé sur une conjoncture internationale favorable et une récolte céréalière de 65 millions de quintaux. Concernant la première hypothèse du CMC, il est à remarquer que les Etats-Unis, tout comme le Japon et l'Europe, ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 1996. (Voir Economie Internationale en page 52)

L'optimisme dont font preuve les analystes étrangers peut s'expliquer par l'évolution positive des indicateurs les plus significatifs, à savoir les projets d'investissements industriels et les échanges extérieurs. Totalisant 25,1 milliards de DH sur les huit premiers mois de l'année, les exportations ont marqué une hausse de 8,2% en glissement annuel. Les investissements industriels agréés ont atteint 8,7 milliards à fin septembre, en progression de 17,5% par rapport à la même période de 1994.
Avec la reprise de l'agriculture et de l'économie en général, le chômage devrait décliner et les revenus augmenter en milieu rural. Après une baisse en 1995 (-7,5% selon IIF), la demande des ménages s'accélérerait mais sans retrouver son rythme de 1994, estime le CMC. Quant à la FBCF (formation brute de capital fixe), elle est aussi promise à une hausse: 6% pour IIF et 12% pour le CMC.
Les exportations devraient s'améliorer sous l'impulsion notamment des activités minières et plus particulièrement les phosphates.
En dépit de cette conjoncture favorable, les réserves extérieures ne devraient guère dépasser 3,9 mois d'importations pour IIF et 5,3 pour Salomon Brothers. Les besoins en céréales devant
être couverts en grande partie par des importations,
la sortie de devises y afférente pourrait être partiellement compensée par les recettes du tourisme et les rapatriements des revenus des RME (résidents marocains à l'étranger), à condition toutefois qu'ils repartent à la hausse. Selon Oxford Analytica, les recettes touristiques devraient se situer cette année autour de 800 millions de Dollars, contre 1,2 milliard en 1994.

Hakima EL MARIKY.

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