×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Les premiers coachs made in Morocco opérationnels

Par L'Economiste | Edition N°:1727 Le 17/03/2004 | Partager

. Remise des certificats de la première promotion du cycle CIES. Une formation dispensée par HEM en partenariat avec le cabinet Convergence Conseil. Le coach ne propose pas de solution mais vous aide à en trouver C'est une première au Maroc! Le coaching, dernière mode en matière de management, s'apprend désormais à Casablanca. La première promotion de coachs made in Morocco est déjà sur le marché. Une cérémonie de remise des certificats a été organisée, le 15 mars, à l'Institut des hautes études de management (HEM). Dans l'ensemble, huit lauréats ont suivi une formation continue dans la première école certifiée de coaching et ce, grâce au cycle CIES (Coaching des individus, équipes et structures). Selon les concepteurs de ce module, des pourparlers sont en cours pour une accréditation par un organisme américain afin d'assurer une représentation au Maroc et au Maghreb.La formation, qui a commencé en octobre 2002, est menée en partenariat entre le cabinet Convergence Conseil et l'école de management HEM. Au total, les cadres ont suivi 7 modules en 14 jours, soit 180 heures de formation destinées à des professionnels du management. “Ce sont des cadres actifs aux spécialités diverses: des psychiatres, des ingénieurs, des consultants et managers dans des multinationales ainsi qu'une responsable d'une ONG”, souligne Youness Bellatif, responsable du CIES. Et c'est le DG de Convergence Conseil qui a coaché le CIES. Bellatif a à son actif une dizaine d'années d'exercice en la matière ainsi qu'une formation appropriée en France. Il est à noter que l'accès au CIES se fait par sélection et exige une “enveloppe culturelle minimale (ECM)”. Autrement dit, un minimum de vécu professionnel et un background managérial requis, précise le DG de Convergence Conseil. Selon lui, la différence de ce cycle avec les formations classiques est qu'il ne se fixe pas d'objectifs au préalable. Il s'agit de donner des outils pour mieux se connaître et aider le collaborateur ou le manager, que le coach assiste pour le faire “accoucher” de “son idée”, de “sa stratégie” et de “sa vision et décision”, ajoute le responsable du CIES.. Accoucheurs d'idéesPour vulgariser le concept, les nouveaux coachs s'identifient à des “sages-femmes” dont l'objectif est de faire en sorte que des idées émergent. Selon eux, la finalité est d'aider la personne qu'ils accompagnent (le coaché) et à lui rendre la liberté du choix. “C'est un rôle de facilitateur ou passeur de caps difficiles”, ajoute-t-on. A préciser que le coach ne donne pas de solutions, “mais c'est un accompagnateur qui aide à en trouver en cherchant le potentiel de champion, l'expérimenter et le valider ensuite”, explique Leila Rhioui, responsable d'une ONG et lauréate de la première promotion. Parallèlement à la cérémonie, les nouveaux coachs se sont livrés à un jeu de questions-réponses pour appréhender le concept et le vulgariser devant un parterre d'étudiants et le corps pédagogique de l'institut de management. Il en résulte que le coaching n'est pas limitatif dans la mesure où il n'est pas destiné à un profil particulier. “C'est un travail sur soi et une transformation qui n'est pas subie mais qui émane de l'intérieur”, explique un nouveau coach. “C'est l'éveil de cette autre moitié endormie en chacun de nous”, ajoute-t-il. Il s'agit d'une meilleure appréciation de soi via un cursus, une méthodologie d'investigation étayée par “une boîte à outils” et un ensemble de valeurs dans la durée. Car il s'agit d'une démarche permanente qui nécessite une remise en cause de soi et un recyclage. L'intérêt est d'expliquer et explorer des ressources et des points de vigilance en développant un esprit de “champion auprès du coaché”. Mais cela suppose aussi un travail sur soi à travers une grille d'analyse pour mieux exploiter ses propres ressources et pouvoir explorer des pistes. “C'est un travail de balayage d'une multitude de zones et de couches”, est-il expliqué. En revanche, une chose est sûre, nuance-t-on, car en l'absence de valeurs communes à respecter de part et d'autre, le revers de la médaille reste que le coach peut parfois se laisser manipuler par le coaché ou encore verser dans l'improvisation et “le charlatanisme”. Amin RBOUB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc