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Economie Internationale

Les points de discorde de l'UEM

Par L'Economiste | Edition N°:32 Le 04/06/1992 | Partager

Le Ministre allemand des Finances Theo Waigel s'est opposé à la création d'un "fonds de convergence" destiné à faciliter la réalisation de l'Union Economique et Monétaire Européenne (UEM). Si tous les pays de la CEE sont d'accord sur l'objectif d'avoir une monnaie unique et sur le fond de la politique économique qui doit donner lieu à cette monnaie, de sérieuses divergences sur l'application du traité de Maastricht persistent.

Le premier point de discorde est connu. Il porte sur le lieu d'implantation de la future banque centrale européenne et sur le nom de la monnaie unique. Concernant la banque, les pressions allemandes pour que la candidature de Francfort soit retenue se multiplient. Pour le nom, le traité mentionne l'ECU (European Currency Unit) qui est relativement accepté par onze pays à l'exception de l'Allemagne. M. Theo Waigel a sérieusement demandé, lors du colloque de l'Association pour l'Union monétaire européenne qui a eu lieu Mardi 26 Mai à Francfort, de baptiser autrement la monnaie unique.
La deuxième divergence porte sur le rôle de l'Ecu actuel dans la phase 2 intermédiaire, avant l'adoption en 1997 ou 1999 de la monnaie unique. La plupart des pays membres de la CEE estiment que "l'Ecu actuel doit devenir l'Ecu futur" et qu'il convient donc, peu à peu, "de jalonner son itinéraire pour lui donner un niveau de notoriété équivalent à celui des meilleures monnaies européennes".

Le troisième et dernier signe de fragilité dans le consensus de l'UEM est relatif à la stratégie économique. Les pays latins jugent que la priorité donnée à la stabilité risque de conduire à "des retards de développement" et donc, à un équilibre intra-européens.
D'après le Ministre Français des Affaires Européennes, Mme Elisabeth Guigou, le programme de convergence devrait être complété par "un programme de cohésion".
La mise en place d'un tel fonds permettrait, par le biais de transferts entre pays, d'aider les pays les plus faibles à atteindre les performances économiques nécessaires à l'entrée
dans l'UEM. Son existence n'est pas prévue dans le traité de Maastricht.

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