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Economie

Les petites surprises des chiffres du chômage

Par L'Economiste | Edition N°:2211 Le 10/02/2006 | Partager

. Plus on est diplômé, moins on a de chances de trouver un emploiLes données que vient de diffuser le Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur le marché du travail au quatrième trimestre 2005, confirment quelques tendances presque structurelles. Les deux les plus préoccupantes tiennent sans aucun doute à l’incapacité chronique de l’économie de créer des emplois (voir les chiffres dans l’article ci-contre) et à la persistance d’un chômage endémique de jeunes. Le taux de chômage des 15-24 ans (15,9%) est 4,5 points au-dessus de la moyenne nationale. Et encore! La situation est bien pire dans les villes où plus d’un jeune sur trois dans cette tranche d’âge est sans emploi, soit 33,9% de cette population. Idem pour la tranche un peu au-dessus, celle de 25-34 ans, la catégorie de la population qui regorge du plus gros contingent des sans-emploi dans le pays avec un taux de chômage de 16,5%. Elle cristallise quasiment toutes les difficultés du marché de l’emploi. Le chômage des diplômés d’universités et de l’enseignement supérieur est passé par là, mais on peut aussi y ajouter l’effet désastreux de la déperdition scolaire. On sait que sur dix étudiants qui commencent les études supérieures, un peu moins de quatre arrive jusqu’au bout. Des milliers de jeunes quittent donc le système scolaire sans aucune qualification et sont exposés au risque de chômage et à la précarité. Pendant ce temps, les promesses annoncées en grande pompe lors des Initiatives Emploi tardent à se concrétiser (voir aussi www.leconomiste.com). Rien de concret à ce jour, excepté le relèvement du seuil défiscalisé du salaire brut de 4.500 à 6.000 dirhams pour le recrutement des candidats inscrits à l’Anapec depuis six mois. L’exemption des charges sociales ne passe pas, car les concepteurs de la mesure avaient omis qu’il fallait passer par une loi. Il s’avère aussi que le diplôme (comptez à partir du baccalauréat) n’est pas du tout une assurance contre le chômage à cause d’une inadaptation des profils du produit du système éducatif aux besoins des entreprises. En gros, les chances de se retrouver sans emploi augmentent avec le niveau du diplôme. En zone urbaine, le taux de chômage des personnes ayant un diplôme -à ne pas confondre avec une qualification- est presque trois fois supérieur à celui de demandeurs d’emploi qui n’ont aucun diplôme: 27,6% dans le premier cas contre 9,7 pour le second. Au plan national, près d’un chômeur sur quatre (24,3%) est un diplômé sans emploi. A contrario, les personnes sans diplôme (ce qui ne veut pas dire forcément sans qualification) sont relativement épargnées par le chômage. Selon les statistiques du HCP, elles sont deux fois moins touchées par le chômage (5%) par rapport à la moyenne nationale. L’école est-elle encore un ascenseur social?


Les temps changent pour le bâtiment

Les 2.000 emplois perdus dans le BTP constituent une bien mauvaise surprise, du moins si l’on tient compte de la vigueur de cette activité qui s’appuie sur l’excellente santé de l’immobilier et le lancement de plusieurs chantiers d’infrastructures. En allant un peu plus dans le détail, ce qui peut paraître comme un paradoxe traduit probablement une évolution des besoins des entreprises de ce secteur. Contrairement à ce qu’il était encore il y a peu, le BTP serait en passe de sortir de son statut de terminus des travailleurs sous qualifiés, ces milliers d’ouvriers que l’on pouvait recruter sur le bord de la route ou autour des souks populaires. Les temps changent tout comme la nature des chantiers. Désormais, l’exigence de qualification des ouvriers dans le bâtiment est une variable avec laquelle il faut compter, ce qui contraste au passage avec l’étroitesse de l’offre en formation d’ouvriers spécialisés.Abashi SHAMAMBA

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