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Economie

Les perspectives de la Conférence euro-méditerranéenne

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

"BARCELONE est un événement inédit, mais il n'a été qu'un moment important", souligne M. Fouad Zaïm, professeur à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Casablanca, lors d'une rencontre organisée le 8 décembre à la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud sur la Corniche. La Conférence de Barcelone n'est en réalité que l'aboutissement d'un processus. Barcelone, selon le Professeur Zaïm, a permis d'instituer un nouveau climat dans la zone euro-méditerranéenne.
"La Conférence nous laisse cependant sur notre faim, elle est trop générale", souligne-t-il.

La Conférence s'est fortement penchée sur les questions politiques, alors que les enjeux économiques sont également importants. "Le volet économique a surtout pris une tournure bilatérale, alors qu'il aurait dû être multilatéral".

Quant à la clause insérée dans la déclaration finale sur l'immigration,"elle fait la part trop belle à l'Europe. Il ne s'agit que d'une clause de style", fait-il remarquer.

Le volet institutionnel et régional est "insuffisant". Il faut s'orienter vers une Charte méditerranéenne, avec la mise en place d'une structure méditerranéenne permanente. La dynamique Sud-Sud doit s'orienter vers le multilatéralisme. Mais les moyens prévus par l'UE sont jugés "maigres". "Les avantages comparatifs ne sont pas identiques. Si les pays du Sud ne relèvent pas le défi du désarmement douanier, les écarts existants risquent de se creuser". Pour ce qui concerne la dynamique des flux d'investissement, il faut augmenter le degré d'attraction pour les investissements étrangers. La dernière dynamique est civile. "Il faut comprendre que la Méditerranée est l'affaire de tous", conclut le Pr Zaïm.

Le concept de partenariat euro-méditerranéen est né dans les années 1980. Il résulte des changements géopolitiques intervenus en Europe. Il remonte au Conseil européen de Lisbonne en juin 1992. Les pays de l'Est commençaient à devenir le centre d'intérêt des préoccupations européennes. Aussi, pour équilibrer, les Européens du Sud exigent-ils de leurs partenaires de proposer une politique identique pour le Sud. Pressées par les problèmes de terrorisme et par l'importance des flux migratoires, les rencontres de Corfou en juin 1994 et d'Essen en décembre aboutissent au rendez-vous de Barcelone. La création par le Parlement de la nouvelle ligne budgétaire MEDA constitue, de l'avis de la Commission, une première étape importante. La Commission a proposé qu'un montant d'aide budgétaire indicatif de 4,6 milliards d'Ecus soit affecté à la zone sud. Après ces différentes rencontres, divers accords d'association et d'union douanière sont conclus. D'autres sont encore en cours de négociation. C'est le cas avec l'Egypte, la Jordanie et le Liban.

F.M.

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