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    Les pays les plus pauvres ont résisté à la récession

    Par L'Economiste | Edition N°:3413 Le 29/11/2010 | Partager

    . Mais ils restent prisonniers d’un cycle expansion ralentissement. Un développement des capacités de production s’imposeLES perspectives des pays les moins avancés (PMA) restent préoccupantes. Ils auront du mal à sortir de la pauvreté et ont besoin de lancer des politiques d’investissement porteuses de développement, d’après un rapport de la Cnuced. Les 49 pays les plus pauvres du monde doivent développer leurs capacités productives grâce à une expansion de l’investissement et à l’innovation. A défaut, ils auront du mal à échapper à la pauvreté et à mettre un terme à leurs vulnérabilités chroniques. Dans les conditions actuelles de forte dépendance à l’égard des exportations de produits primaires et d’articles manufacturés à faible valeur ajoutée, même les périodes d’expansion n’ont guère contribué à l’amélioration des niveaux de vie. Sur la base de nouveaux chiffres concernant la pauvreté, le nombre d’individus vivant dans l’extrême pauvreté a augmenté de 3 millions par an au cours des années d’expansion 2002 à 2007, pour atteindre un total estimé à 421 millions d’individus en 2007, soit deux fois plus qu’en 1980, estime le rapport. Pendant les années d’expansion, les PMA en tant que groupe ont enregistré en moyenne un taux de croissance de 7% par an. Mais la dépendance de ces pays à l’égard des produits de base s’est aussi globalement accrue. Dans plus de la moitié des 49 PMA, la part de la production manufacturière dans le total de la valeur ajoutée a en fait diminué. La dépendance à l’égard des exportations de produits primaires s’est aggravée, les exportations étant devenues plus concentrées au lieu de se diversifier. « Nous avons observé une très faible amélioration de l’épargne intérieure à l’exception des pays exportateurs de pétrole, une plus grande dépendance économique à l’égard de l´épargne extérieure et une accélération de l’épuisement des ressources naturelles», estiment les auteurs du rapport. Tous ces éléments assombrissent aujourd´hui les perspectives de développement des PMA dans la période d’après récession. De plus, l’expansion économique semble également avoir eu peu d’impact positif sur une réduction de l’écart de productivité des PMA dans le secteur agricole. Les capacités de production intérieure restant faibles, elle s’est accompagnée d’une hausse simultanée de la facture des importations alimentaires, qui est passée de plus de 9 milliards de dollars en 2002 à 24 milliards en 2008. Par ailleurs, les PMA sont confrontés à de difficiles perspectives à moyen terme, en raison de leurs bas niveaux d’investissement et du faible développement de leur secteur financier. Ils dépendront essentiellement du rythme de la reprise économique dans le reste du monde et d’un soutien accru des donateurs internationaux.J. T.

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